L’espagnole CHM: développement fulgurant en Algérie

La société espagnole CHM Travaux et infrastructure, basée à Alicante, a réalisé un chiffre d’affaires de construction de 13 millions en 2016 en Algérie. Cela représente environ 20% de son activité totale.

Considérant que son activité est très rentable en Algérie, la société espagnole gère encore un carnet de commandes de l’ordre de 43 millions. Bref: pour CHM, l’Algérie est le véritable paradis de ses affaires à l’international.

Alors qu’en Algérie, CHM a fait progressé son chiffre d’affaires de près de 20% par rapport à 2015, elle compte néanmoins déserter le Maroc, où elle a entamé la liquidation de ses deux filiales.

L’année dernière, l’activité de CHM a été boostée par le contrat le plus juteux de son histoire. Il s’agit de la nouvelle pénétrante reliant Mascara à l’autoroute (Est-Ouest), longue de 43 km et dotée de trois voies dans chaque sens.

Le budget alloué à cette infrastructure s’élève à 19 milliards de dinars, équivalant à 180 millions d’euros. La finalisation des travaux est prévue pour la mi-2018.

Il s’agit d’un projet entraînant d’énormes difficultés techniques en raison de l’orographie compliquée du terrain. Le terrassement est d’environ 6 millions de mètres cube, soit 4 millions de mètres cube de terreplein, 250 000 mètres cube de béton et 50 000 tonnes d’acier. L’ouvrage est composé, en outre, de 3.750 mètres de structures sur la chaussée principale et 120 mètres de passages transversaux à l’autoroute.

D’après les comptes annuels 2016, CHM dispose d’un portefeuille total de 132 millions d’euros, dont près d’un tiers, 43 millions correspondent à des travaux en Algérie, qui devient son plus grand marché.

Entré en 2014 en Algérie, CHM compte se développer davantage dans les années à venir. Elle a ouvert deux bureaux à Alger et à Oran pour se lancer dans la prospection de nouveaux créneaux.

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Adieu au Maroc

Le rapport annuel révèle que le groupe de Berna Martinez a décidé de jeter l’éponge au Maroc, qui a dégradé la valeur de ses deux filiales. « La société note la détérioration irrécupérable des filiales marocaines qui se trouvent sans activité. Une liquidation de leurs actifs est cours», indique le rapport.

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