Les candidats militent pour un changement financier

finance islamique

Les candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre proposent de nombreuses réformes financières et bancaires pour stimuler le développement et encourager les investissements productifs.

Dans ce contexte, le candidat indépendant Abdelmadjid Tebboune a promis une « grande réforme » du système fiscal pour en faire un moyen d’orientation économique et d’encouragement de la production nationale, grâce à la numérisation rapide et complète des services liés aux taxes, des services liés aux importations. et cadastre et services des domaines.

Il s’est également engagé à renforcer la planification budgétaire et à maîtriser les risques budgétaires grâce à la mise en œuvre rapide du système d’information, à la mise en œuvre d’un programme de modernisation de l’administration financière, à la diversification de l’offre de financement en stimulant le marché du crédit par la généralisation de la gestion financière. produits, y compris le marché obligataire, dans le but d’encourager l’épargne.

En outre, M. Tebboune a l’intention de suivre une approche budgétaire rénovée pour préserver l’équilibre financier, procéder à la réforme des finances locales, lutter contre la surfacturation, pénaliser les violations avérées et renforcer le contrôle ex post de l’exécution des dépenses publiques. institutions et organes de contrôle, tels que l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes.

Pour ce qui concerne les banques, le prétendant à la magistrature suprême promet d’adapter le cadre réglementaire et législatif régissant l’activité bancaire avec la possibilité de l’ouverture du secteur au privé, de réduire les délais d’examen et de simplifier les dossiers de crédit, de diversifier les produits bancaires, de développer la finance islamique, d’ouvrir des filiales bancaires à l’étranger, de développer la bourse et de moderniser le secteur des assurances.

En matière de modernisation de l’administration du domaine, M. Tebboune entend réaliser la numérisation totale et rapide du cadastre et des services liés aux domaines et établir des actes de concession foncière en faveur du secteur économique.


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Pour sa part, le président du parti Talaie El Houriyet, Ali Benflis, s’engage à mobiliser l’épargne des ménages par une rémunération attractive des dépôts et placements et à accélérer la mise en place de la législation et des mécanismes pour la finance islamique par les banques publiques.

Le candidat propose en outre la cession d’actifs d’entreprises publiques non stratégiques et la reconduction du Fonds de régulation des recettes dans sa fonction initiale.

M. Benflis promet aussi de consolider l’indépendance de la Banque d’Algérie, de supprimer l’autorisation préalable de la Banque d’Algérie pour l’ouverture de nouvelles agences et la mise sur le marché de nouveaux produits et d’examiner l’opportunité de l’octroi de nouvelles licences bancaires. De même qu’il compte créer une Banque d’investissement à capitaux mixtes pour le financement des PME.

Le candidat a proposé, en outre, l’audit des banques publiques en leur accordant davantage d’indépendance, le relâchement progressif du contrôle des changes et la récupération des crédits indûment octroyés à des projets non réalisés, outre l’incitation des banques et entreprises publiques à introduire en bourse une partie de leur capital et la relance des programmes de privatisation par le biais du marché boursier.

S’agissant du recours aux financements extérieurs, M. Benflis a insisté sur l’impératif pour ces opérations d’être encadrés par une loi organique qui déterminera les modalités et les conditions de même qu’elle en assurera le contrôle par l’Assemblée populaire nationale légitime, proposant, en outre, la création d’un fond souverain financé par une partie des recettes de l’exportation des hydrocarbures avec une gestion transparente.

De son côté, le président du Front El Moustakbal, Abdelaziz Belaid a promis la réforme du secteur financier et bancaire à travers la création d' »un véritable marché de devise » doté de mécanismes et de normes économiques claires, le développement de la finance islamique tout en apportant de « changements profonds » dans la gestion des banques conformes aux normes internationales, notamment en ce qui concerne les politiques de crédits et d’investissements et la relation entre la Banque centrale et les banques commerciales, outre d’accorder la priorité absolue à la formation de l’élément humain et assurer la formation continue à l’ensemble des fonctionnaires sur tous les plan de responsabilité au sein des institutions bancaires.


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Il propose, en outre, la création d’un système bancaire devant garantir la complémentarité entre les systèmes bancaires ordinaire et islamique en faveur de l’investissement productif de richesse dans les secteurs productif et de service.

Pour sa part, le président du mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, a promis l’application d’un nouveau modèle budgétaire pluriannuel, la numérisation du budget, des marchés publics et de la direction des impôts, le renforcement de l’indépendance de la Banque d’Algérie (BA) dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique monétaire et « la cessation définitive » du financement non-conventionnel compte tenu de « ses risques inflationniste et son incapacité à renforcer le développement ».

Il a proposé, en outre, l’ouverture partielle des capitaux des banques et des compagnies d’assurance publiques au profit des actionnaires privés et la fusion entre les institutions financières publiques effectuant la même activité (certaines banques et compagnies d’assurances), l’activation de la Bourse d’Algérie, le développement de nouveaux produits financiers favorisant l’épargne et le développement de la culture du marché boursier.

Le candidat a promis la mise en place « de produits bancaires correspondant aux aspirations du peuple », l’élaboration d’un cadre institutionnel de la Zakat et des biens wakfs, l’accélération du lancement de la finance islamique et de l’assurance islamique « Takaful », l’adoption des chèques islamiques et la création d’une instance indépendante chargée du secteur des assurances.

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Outre l’ouverture d’établissements financiers conformément à des règles claires et transparentes, M. Bengrina s’engage à organiser et officialiser le marché de change.

Pour sa part, le Secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Azzedine Mihoubi promet d’engager une « réforme profonde » du système financier pour permettre aux banques de s’adapter aux nouveaux paradigmes et moderniser leur fonctionnement.

Il s’engage aussi de mettre en oeuvre une réforme fiscale de fond par, notamment, le renforcement des moyens de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, et la révision du système de répartition des ressources financières de la fiscalité sur les activités économiques et foncières afin de les orienter essentiellement vers les communes.

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