Le rond à béton: l’Algérie va retomber dans l’importation

Complexe-d’El-Hadjar

Avec la fermeture simultanée du haut fourneau n° 2 du complexe sidérurgique Sider El-Hadjar (Annaba) et l’arrêt de la production au niveau de l’usine Tosyali à Oran, l’Algérie risque de replonger dans le spectre de l’importation du rond à béton.

Si à Oran, les relations entre l’investisseur turc et les travailleurs sont parvenues à un point extrêmement tendu, la fermeture du complexe d’El Hadjar a été fermé  pour cause de suspension de l’approvisionnement en matière première, autrement dit en fer brut, et ce, pour la seconde fois depuis le début de l’année 2019.

« Il a été décidé de fermer le haut fourneau et d’arrêter l’activité de plusieurs unités de la chaîne de production du complexe depuis jeudi passé après l’épuisement du stock de fer brut conséquemment à la suspension de l’approvisionnement de cette matière première depuis les mines de Ouenza et Boukhadra de la wilaya de Tébessa, dont les travailleurs sont en grève », a précisé le responsable d’El Hadjar.

La même source a prévu la reprise de l’activité de production et la remise en marche du haut fourneau dans les deux prochains jours avec le retour des opérations d’approvisionnement en fer brut suite au déblocage de la situation au niveau des deux mines et la reprise de leur activité normale.

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Le fer brut est transféré des mines d’Ouenza et Boukhadra selon un accord entre les deux mines et le complexe portant sur le transfert quotidien de 7.000 tonnes assuré par l’Entreprise nationale de transport ferroviaire (SNTF), également conventionnée avec les deux parties, en plus du transport à l’aide de camions.

Le complexe Sider El-Hadjar a connu au cours du mois de mars passé un arrêt de son activité de production pendant une semaine à cause de la cessation de son approvisionnement en fer brut dû à la grève des travailleurs de la SNTF.

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