Le pétrole recule légèrement, déstabilisé sur la semaine par Harvey

Les cours du pétrole reculaient légerement vendredi en fin d’échanges européens, les marchés continuant d’évaluer les dégâts causés par la tempête Harvey sur l’industrie pétrolière du sud des Etats-Unis.

Vers 16H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, valait 52,65 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 21 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat d’octobre cédait 25 cents à 46,98 dollars.

Après avoir sérieusement reculé en début de semaine avant de rebondir jeudi, les prix de l’or noir semblent peiner à trouver une direction forte.

Sur la semaine, les prix du Brent s’inscrivent en légère hausse, alors que la référence américaine du WTI recule nettement.

« Les prix ont effacé une partie de leurs pertes de la séance car les Etats-Unis ont fait état d’une hausse de leur activité manufacturière », a commenté David Madden, analyste chez CMC Markets.

« Sur la semaine, l’écart entre le Brent et le WTI s’est creusé en raison de la tempête Harvey. Elle a causé la fermeture de raffineries qui transforment à peu près 4 millions de barils par jour. La production de brut a elle aussi été affectée, mais cela ne représente qu’un million de barils par jour », ont résumé les analystes de Capital Economics.

Par ailleurs, les marchés gardaient toujours un oeil sur les pays participants à l’accord de limitation de la production de pétrole, emmené par l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et la Russie.

« Le ministre irakien du pétrole, Jabbar al-Luaibi, a réaffirmé la volonté de son pays de participer à l’accord, et a affirmé que son pays se tenait à ses objectifs de production » fixé fin 2016, ont relevé les analystes de PVM.

L’Irak, deuxième plus grand producteur de l’Opep, faisait partie des pays récalcitrants à respecter leurs objectifs et qui avaient fait flancher le taux de respect de l’accord cet été.