Le pétrole en nette baisse, la Libye reprend la production

Les cours du pétrole ont ouvert en nette baisse mercredi.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, dont c’est le dernier jour de cotation, valait  50,82 USD sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,02 dollar par rapport à la clôture de mardi.

Une production libyenne en voie de reprise venant encore ternir un marché morose depuis le sommet de l’Opep. « Les dernières nouvelles c’est que la production libyenne semble repartir », a mis en avant John Kilduff de Again Capital.

La production libyenne est régulièrement perturbée par la guerre civile qui touche le pays et en avril les extractions sur le champ pétrolier d’al-Sharara avaient été temporairement arrêtées à cause du blocage d’un oléoduc acheminant le pétrole jusqu’à un port et une raffinerie à 50 km à l’ouest de Tripoli.
Bien que membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la Libye avait été exemptée de réduire sa production, du fait de sa situation politique particulière, par un accord entré en vigueur en janvier et prolongé jusqu’à mars 2018 jeudi.

L’OPEP et dix autres producteurs dont la Russie ont sans surprise décidé la semaine dernière de prolonger de neuf mois un premier pacte réduisant d’environ 1,8 million de barils par jour leurs extractions et devant initialement s’achever fin juin. »Il est évident que la déception concernant l’issue de la réunion de l’OPEP continue de peser lourdement », ont commenté les experts de Commerzbank dans une note.

Les marchés ont été déçus de ne pas voir le cartel pétrolier et ses partenaires prolonger encore plus les quotas ou abaisser encore plus la production.

Les efforts consentis par l’OPEP et les autres producteurs se heurtent à une reprise des extractions de pétrole de schiste aux Etats-Unis et rendent plus difficile à atteindre un retour des stocks mondiaux de pétrole à leur niveau moyen des cinq dernières années.

Au sujet de l’offre américaine, les chiffres hebdomadaires du département de l’Energie (DoE) seront publiés jeudi, un jour plus tard que d’habitude à cause d’un jour férié en début de semaine.
Dans l’immédiat le marché n’a pas semblé réagir aux informations de presse indiquant que les Etats-Unis seraient prêts à se retirer de l’accord de Paris sur le climat. « Se retirer de l’accord de Paris serait un rappel que le président (Donald Trump) privilégie et continuera à privilégier les énergies fossiles y compris le pétrole brut et soutiendra plus de forages », a commenté John Kilduff. « Peut-être qu’une production américaine encore plus importante doit être envisagée », a-t-il conclu.

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