Le français CGG plonge, début des procédures juridiques

Nous l’écrivions la semaine dernière. Des responsables de Sonatrach tentent de favoriser CGG dans une procédure d’attribution d’un contrat de géophysique, alors que la société française agonise sous le poids de sa dette et de la chute de ses revenus.

CGG cédait du terrain jeudi, abandonnant plus de 3% à mi-séance (-3,2% à 4,58 euros à 12h30) tout près de ses récents plus bas historiques (4,53 euros en séance le 1er juin), alors que le groupe vient d’entamer les procédures juridiques afin de mettre en œuvre la restructuration de son bilan.

Le spécialiste des études géophysiques (destinées principalement au secteur de l`exploration et de la production des hydrocarbures) a conclu les accords juridiquement contraignants confirmant l’accord de principe avec ses principaux créanciers financiers annoncé le 2 juin 2017.

Le plan de restructuration global pré-agréé, comprend l’ouverture d’une procédure de sauvegarde en France ainsi que l’ouverture de procédures de Chapter 11 et de Chapter 15 aux Etats-Unis.

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Au termes des accords, CGG va procéder à une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription par émission d`actions à bons de souscription d`actions, à hauteur de 125 millions de dollars.

Le groupe va aussi émettre de nouvelles obligations à haut rendement de second rang avec bons de souscription d`actions à prix minime, à hauteur de 375 millions de dollars (comprenant une tranche en euro d`un montant maximum du 100 millions de dollars).

Les bons de souscription d`actions exerçables à prix minime permettront la souscription à de nouvelles actions à un prix de 0,01 euro par action nouvelle.

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« A l’issue de ces procédures, environ 1,95 milliard de dollars de dette seraient éliminés du bilan de CGG par conversion intégrale en capital du montant en principal de la dette non-sécurisée et extension de la maturité de 0,8 milliard de dollars de dette sécurisée existante », notent les analystes de CM-CIC Securities.

CGG doit cependant encore obtenir les majorités réglementaires requises pour l’accord de ses créanciers. Cet accord s’imposera alors à tous les créanciers (après l’approbation des tribunaux compétents) sous réserve du soutien majoritaire des créanciers et de l’approbation du plan par l’assemblée générale des actionnaires qui sera convoquée fin octobre 2017.

En attendant, « en considération des nombreuses incertitudes pesant encore sur le secteur et de la forte dilution qui résultera de cette restructuration », les analyste de Gilbert Dupont ont pour leur part décidé d’arrêter le suivi du titre à compter de ce jour.

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