Le Coronavirus dope les start-up

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Si certains secteurs font face à certaines difficultés face à la crise sanitaire, tels que le tourisme ou le transport, les  start-up connaissent  elles une véritable explosion dans le monde.  A  tel point que à Wall Street, a été créé un indice  » le Stay at home index »  qui regroupe les entreprises, dont des start-up,  qui ont connu  une forte croissance suite au confinement imposé par le Codiv-19.

Le confinement a conduit bon nombre d’entreprises à recourir au télétravail,  ce qui a fait les affaires de start-up comme Zoom spécialisée dans le service de webconférence dont l’action a augmenté de 44%. La télémédecine a également  été fortement sollicitée à travers des start-up qui proposent des services de téléconsultations médicales. TeldoHealth , par exemple, a vu son titre augmenter de 24%.

Dans le secteur financier, des fintech, start- up utilisant la technologie dans les services financiers,  proposent des conditions d’utilisation de leur services à des conditions adaptées à la crise sanitaire. Ainsi , certaines fintech proposent  de reporter  le remboursement de crédit ou la gratuité des services  de paiement .

La crise sanitaire, même si il faut  reconnaître qu’elle est bien prise en charge par le Gouvernement jusqu’à présent, a montré le retard considérable constaté au niveau de l’utilisation des nouvelles technologiques dans tous les secteurs. Les queues devant les bureaux de poste prouvent, s’il en est besoin, le retard pris dans le secteur financier. La poste n’a pas même daigné annuler les commissions sur les paiements par procuration.

La téléconsultation  est quasiment inexistante en Algérie. Un résident du Sud du pays doit faire le déplacement jusqu’à Alger pour une simple analyse des résultats de son bilan. Que dire en période de confinement.

Le télétravail n’est pas encore intégré dans la culture des entreprises algériennes et aucune start- up algérienne ne propose des services dans ce domaine.

La mobilisation des start-up algériennes face au coronavirus se limite à distribuer « bénévolement, des solutions hydroalcoolisées » ou « à identifier les personnes à risque et les géolocaliser ».

La crise sanitaire doit , comme l’a souligné le président du CNES, être l’occasion pour engager des réformes économiques et financières profondes.

Samir D.

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