Kits SKD-CKD/Industrie électronique : vrais problèmes et fausses solutions

montage électroménager

Il semble que le problème posé par les entreprises concernées par l’importation des kits nécessaires à leur activité n’est pas prêt de trouver une solution définitive dans l’immédiat.

Le paiement différé de neuf mois proposé par le gouvernement met en péril ces entreprises, qui, premièrement, ne trouveront pas fournisseurs qui puissent accorder cette facilité, et, deuxièmement, si elles les trouvent, ce sera lors des fournisseurs qui vont leur fourguer d’anciennes productions, et pas de nouvelles technologies, de sorte que l’Algérie tournera encore avec du vieux, de l’ancien, du réchauffé.

Ce type de solution de paiement différé de neuf mois a déjà été critiqué vertement par le Collectif des fabricants de produits électroniques et électroménagers dans un communiqué, et qui estiment que la substitution du paiement cash des importations des kits SKD-CKD par un paiement différé de neuf (9) mois, comporte différents risques notamment un « manque à gagner » au profit des banques étrangères », et que parmi ces risques, la « cessation de la production début-décembre ». Ils affirment en outre que suite au refus de la grande majorité des fournisseurs de se conformer au nouveau mode de paiement (paiement différé sur 9 mois), la quasi-totalité des opérateurs n’ont pas pu lancer les commandes de matière première et de kits. « L’arrêt de production est inévitable et sursoir cette note peut seulement éviter cet arrêt sur le long terme », disent-ils.

De son côté, le président de l’Association des Banques et établissements financiers (ABEF), Ibrahim Smide a appelé, le 31 octobre, les entreprises du secteur de l’industrie électronique et électroménagère, soumises au dispositif de paiement différé pour l’importation des kits nécessaires à leur activité, à se rapprocher des banques pour trouver « les meilleures solutions » aux problèmes qu’elles peuvent rencontrer. Smide a expliqué, sans donner de solution, ni en proposer une, que le paiement différé « ne veut pas dire un arrêt de l’activité, ces entreprises doivent s’adapter aux instructions de la Banque d’Algérie (BA) ».

Un autre obstacle surgit encore, et concerne le président de l’ARPT ; celui-ci n’a pas été désigné par décret et ne possède pas le statut légal pour prendre des décisions définitives. Soit autant d’écueils administratifs et juridiques qui ne feront que retarder l’échéance d’une solution finale. Mais entre temps, plusieurs entreprises risquent de mourir de mort subite…par manque d’oxygénation.

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