Projet Kef Eddir : le marché de dupes décroché  par Haddad

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Les populations des communes situées dans les wilayas de Tipasa, Chlef et Aïn Defla, attendent l’arrivée de l’eau promise par les membres du gouvernement et les walis qui se sont succédé depuis des années. Toutefois, leur attente peut tourner au calvaire.

Selon El Watan qui cite des sources, très au fait du dossier, l’ETRHB, détentrice de ce marché relatif à la mise en place du réseau de distribution de l’eau à partir du barrage de Kef Eddir, un transfert d’un linéaire de 110 km, devra être écartée du port commercial de Tipasa.

Les hautes autorités du pays comptent retirer le marché au groupe d’Ali Haddad, emprisonné aujourd’hui à El Harrach, qui a obtenu ce marché grâce à la gestion de connivence et de complaisance du système Bouteflika. Pourtant, les montants proposés par l’ETRHB étaient exorbitants. Mais il avait tout de même décroché ce marché d’un montant de 25 milliards de dinars, inscrit le 3 avril 2017, face à de sérieux concurrents.

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L’ODS (ordre de service) avait été signé rapidement le 26 octobre 2017. Le barrage de Kef Eddir, après plusieurs reports, devait être réceptionné le 25 octobre 2020, selon les engagements de l’ex-ministre des Ressources en eau, Necib Hocine, pris lors de sa visite sur le site au mois de juillet 2014. Cinq années sont écoulées.

Le barrage de Kef Eddir d’une capacité de 125 millions de mètres cubes demeure inexploité. De graves erreurs avaient été commises dans ce projet. Les autorités veulent rectifier le tir, comme ce fut le cas pour le marché de l’aéroport d’Alger, attribué au même opérateur Haddad Ali, avant que le marché ne lui soit   retiré. Le même procédé sera vraisemblablement reconduit pour ce marché de transfert de l’eau du barrage de Kef Eddir. L’ETRHB, selon nos sources, devait sous-traiter avec une entreprise turque pour entamer les travaux, les montants proposés étaient énormes.

Une chorégraphie a été orchestrée au début du mois de décembre 2017, lors de la visite du ministre des Ressources en eau sous l’œil des caméras de télévision, pour faire croire à l’opinion publique le début des travaux dans ce projet à 25 milliards de dinars. Des avances sur ce marché avaient sans aucun doute été versées à l’opérateur choyé par «la bande».

Aujourd’hui, le gouvernement s’apprête à revoir sa copie et un avis d’appel d’offres sera lancé incessamment pour la reprise en charge de ce marché de transfert de l’eau du barrage de Kef Eddir.

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