Journée mondiale de lutte contre la désertification: l’Algérie, demeure un acteur très actif

terres agricoles

Par Rabah Kahouadji

A l’instar de tous les pays du monde,l’Algérie a célébré jeudi denier ,la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse.A cette occasion,le ministère de l’agriculture et du développement rural a organisé une rencontre nationale ayant pour thème, la lutte contre le fléau de la désertification.

Dans ce sens, le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO)M. QU Dongyu a déclaré qu’ ‘’Une nouvelle approche est nécessaire afin de lutter contre la dégradation des sols, la désertification et la sécheresse si l’on veut faire face à la hausse de la demande de nourriture de la population mondiale.

La Fao  a décide de célébrer cette année la  Journée mondiale de lutte contre la désertification, sous le slogan, « Alimentation.Aliments.Fibres. Consommation et production durables ».
M. QU a indiqué que la production agricole, le transport, la distribution et le commerce alimentaires étaient confrontés à de nombreux défis, en particulier avec la pandémie du COVID-19, et qu’il était urgent d’agir vite afin de mettre un terme aux dégâts causés sur la terre et les sols et notamment face au problème de perte des sols.Sachant que notre pays figure en tant que leader mondial dans le domaine de la lutte contre la désertification,suite à son fameux projet du siècle entamé dans les années 70,autrement dit le barrage vert,vient d’adopter une nouvelle démarche avec une nouvelle vision intégrée pour faire face plus efficacement à la dégradation des terres agricoles et notamment steppiques.

Il s’agit d’un nouveau programme national de reboisement  axé sur les capacités scientifiques et d’innovation dont dispose le pays.L’objectif en fait, est de relancer le projet du Barrage vert longtemps qui est demeuré  en veilleuse en raison de la décennie noire,notamment.Lors de son intervention durant cette rencontre  le ministre de l’agriculture a rappelé que le barrage vert est un ouvrage « planétaire » d’une dimension « universelle » et constitue une « expérience pionnière » qui témoigne du réveil prématuré de notre pays par rapport  à l’urgence de lutter contre le phénomène de la désertification, la restitution des couverts végétaux et la protection des terres et l’environnement.

Il a également insisté sur  l’intérêt d’utiliser les outils modernes pour la réussite de ce programme sur le long terme, tels que les nouveaux systèmes d’irrigation, la mécanisation, le génie rural, la biotechnologie dans les pépinières, la génétique des plantes et les différents systèmes de l’outil innovants. «Avec le nombre de scientifiques que le pays possède, l’Algérie a les moyens de relancer ce projet  avec une vision stratégique,affirmant au passage que son département ministériel  compte énormément sur l’innovation grâce à une recherche scientifique utile au service du développement  socio-économique de l’Algérie.

Du reste, Omari a annoncé que plus de 11.5 millions de plants ont été mis en terre depuis le démarrage du PNR au niveau des espaces forestiers et des versants des oueds dans un but de redonner un certain dynamisme à l’écosystème de la steppe sur un territoire de plus de 20 millions d’hectares.

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