Le jeu de Monopoly des puissances : MENA sur une poudrière ?

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La région Moyen-Orient et Afrique du Nord serait-elle dans le viseur des puissances ? Si ou, pour quels objectifs ? En tous cas, les événements s’enchaînent pour converger vers cette éventualité.

Il y a d’abord, la mort du chef de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, tué par un drone américain. Fantomatique depuis plusieurs mois, et en tous cas, sans aucune influence depuis la chute de Mossoul, il est certainement arrivé en fin de mission. Sa disparition pourrait ouvrir les portes à un autre chef, donc à une nouvelle stratégie de Daesh, donc, au final, à une nouvelle aire de jeu. Le maillage opéré en Irak et en Syrie pourrait faire converger des contingents entiers de la multinationale terroriste vers le Fezzan libyen, le désert du Ténéré, puis celui de l’Adrar des Ifoghas, c’est-à-dire aux portes sud et sud-est de l’Algérie.

Un autre événement est à saisir au vol ; il s’agit du rapport élaboré par le Fonds Monétaire International dans une publication qui date du 28 octobre 2019. Pour le FMI, le taux de chômage demeure élevé dans de nombreux pays, ce qui accentue les tensions sociales, explique le FMI dans son rapport sur les perspectives économiques régionales.

Le FMI pointe le chômage

« Le taux de chômage s’élève en moyenne à 11% dans toute la région, contre 7% dans les autres économies émergentes et en développement », a indiqué le rapport du FMI, précisant que « les femmes et les jeunes sont les plus vulnérables. En 2018, plus de 18% des femmes et près de 23% des jeunes n’avaient pas d’emploi ».

Selon le FMI, en Algérie, la croissance devrait atteindre 2,6 % en 2019, contre 1,4 % en 2018, grâce à la hausse de la production pétrolière, avant de ralentir à 2,4 % en 2020, en raison de l’incertitude actuelle dans le pays

Les prévisions de croissance dans les pays exportateurs de pétrole non membres du CCG reposent sur un certain apaisement des tensions régionales. La croissance pourrait être plus faible si cette anticipation fondamentale ne se concrétisait pas, explique l’institution monétaire dans le même rapport.

Abordant la situation financière de certains pays de la région, en citant l’Algérie, le FMI a estimé que le financement monétaire des déficits budgétaires et l’inflation due aux tensions sur les taux de change ont réduit la croissance réelle du crédit au secteur privé. Évoquant les investissements directs étrangers (IDE), particulièrement en Algérie, le FMI estime que l’assouplissement des restrictions à la participation étrangère contribuerait à attirer des IDE.

Le chômage est donc perçu comme un vecteur de tensions. Comme quoi, on vous aurait bien prévenu. C’est souvent suite à des publications et des faits tout à fait anodins que surviennent des événements d’une extrême impétuosité.

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