J+4 : carnet de bord de la campagne électorale

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Au quatrième jour de la campagne pour la présidentielle, on s’enfonce un peu plus dans le sérieux. Il est temps pour les candidats, comme pour les électeurs de tirer les choses au clair. 

Les citoyens encore réticents ne demandent que d’être convaincus pour les postulants, et c’est leur droit d’exiger que les choses soient clairs. Benflis, le premier, à partir de Chlef, esquisse des ébauches de réponses : « Je ne suis là ni pour le pouvoir, ni pour les richesses. Je veux aider mon pays ». 

Benflis, qui perd son directeur de campagne dès le troisième jour, ne démord pas : « Nous vivons trois type d’épreuves : politique, économiques et sociale ».  

Benflis a aussi démontré qu’il sait quitter son altitude pour se mêler au commun des mortels.  Parlant du chanteur Cheb Azeddine, décédé récemment à 44 ans, il dit : « C’était un grand homme pour avoir, dans ses chansons, dénoncé la corruption et les injustices, et a même fait de la prison pour avoir dénoncé ces abus ».

Pour Mihoubi, invité au Forum El Hiwar, un des problèmes cruciaux que vit le pays est d’ordre morale, car c’est à partir de là que les responsables se permettent tous les types de corruption. La création de services numériques évitera, selon lui, plus de tensions entre le citoyen et l’administration publique. Concernant la récupération de l’argent détourné, il dira que « personne ne connait- la valeur réel de cet argent, et pour le récupérer, l’Algérie doit emboiter le pas des pays qui ont été confrontées à la corruption et ont pu récupérer une partie, ou la totalité de cet argent ».

Pour Tebboune, qui donne de plus en plus l’image d’être à ses aises dans cette présidentielle, et qui pourrait bien bénéficier de l’appui du FLN et ses réseaux implantés dans toutes les wilayas, puisque, organiquement, il peut encore se réclamer d’être lié à ce parti, « les Algériens doivent aller vers ce 12 décembre salutaire ; puisque un report, ou une annulation, mettrait le pays entier dans une anarchie dangereuse ».

Et de lancer envers les jeunes ce projet de créer une Banque qui appuierait les jeunes et les diplômés en leur donnant les outils et les moyens de lancer leur start-up et leurs petites entreprises.

Après ses déconvenues à Alger, Blida et Boumerdès, Bengrina avait bel et bien besoin de reprendre son souffle et de revoir sa stratégie, lui qui s’autoproclamait, avant tout le monde, futur président de l’Algérie. Pour ce faire, il n’a pas quitté son siège de Dely Brahim, où il a honoré la femme qui a été molestée à Boumerdès après avoir brandi une photo de lui.

Hargneux, il s’attaque frontalement aux contestataires du scrutin et dira que hirak a perdu sa boussole et les objectifs qui ont fait sortir les Algériens dans les rues. Heureusement, il se rattrapera pour affirmer qu’une partie de ces « hirakiens » appartiennent au clan qui a mis le pays en coupes rangées et qui a perdu aujourd’hui tous ses privilèges.

Chemin faisant, la campagne gagnera en maturité et en rigueur, car comme on l’a dit le premier jour, le poste de président de la République est un objectif de géant, non pas une lubie de nain…

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