J+3 : couper les liens ombilicaux avec le système Boutef

sidi said

Au troisième jour de la campagne, les choses sérieuses commence. Pour Mihoubi, il est temps de dire aux Algériens que le temps de la manne pétrolière est révolu, et que désormais, l’ère de l’effort et du labeur a sonné pour les Algériens, car ne permet un redressement que le travail et la construction.

Pour faire plus précis, Mihoubi a encensé le secteur de l’agriculture en long et en large, le présentant comme le secteur de l’avenir de l’Algérie, un secteur qu’il s’engage, s’il est élu président, à développer, à renforcer, à appuyer, en y mettant outils et moyens pour en faire un secteur stratégique par excellence.

Le lieu s’y prêtait à merveille, puisqu’il parlait à partir de Beni Slimane, un haut lieu de l’agriculture et des produits agricoles de qualité, connu aussi pour ses raisins mondialement appréciés.

A partir d’El Oued, le candidat Ali Benflis a encore parlé de l’importance d’aller vers les élections présidentielles. « C’est la solution ». Concernant les autres solutions du bilan sombre de la situation qu’il a dressé, il a affirmé détenir les clés. Ces clés, estime-t-il, passent par un « projet d’urgence nationale ». Réformer le code électoral, construire un parlement fort, libérer la justice et la presse. Trois clés de la réussite, selon la vision de Benflis.

Pour ceux qui doutent de ses intentions, il devient agressif et altier : « Mon hirak je l’ai fait en 2004 et je n’ai pas attendu le 22 février ! ». Voilà pour clouer le bec à ceux qui disent qu’il est issu de la matrice de la « issaba ».

Au troisième jour de sa campagne électorale est à son troisième jour. Abdelmadjid Tebboune pointe à Béchar. Déjà applaudi par le peuple lors de sa campagne anticorrution lorsqu’il était à la tête du gouvernement, ce qui lui a valu son éviction, Tebboune profite de ce capital crédit pour rappeler que son désir de lutter contre la corruption lui avait coûté son poste de premier ministre en 2017, et a promis de continuer à lutter contre ce fléau. Tebboune a également promis de réformer la Constitution et d’y introduire les revendications du mouvement populaire. Pour Tebboune, élire un nouveau président c’est répondre aux revendications du Hirak.

Pour les candidats, il s’agissait durant cette troisième journée de campagne, de couper les liens ombilicaux avec l’ancien système. Les manifs du mardi et du vendredi doivent aussi être convaincu par ce désir affiché par les candidats. C’est important d’en faire mention. Chaque réticence récupéré est un plus pour la présidentielle, et il ne faut négliger aucune…

LIRE AUSSI Carnet de bord de la campagne électorale/J+2 : le dur apprentissage de la démocratie

1 Rétrolien / Ping

  1. Justice: arrestation de Omar Alilat Zine Hachichi - e-Bourse

Les commentaires sont fermés.