Importation du blé: la démarche russe est fausse

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Une source du secteur de l’agriculture a minimisé le débat enclenché sur les fournisseurs du blé, en indiquant que l’Algérie n’achète pas les céréales à partir d’une origine quelconque, mais plutôt une qualité identique à celle exigée dans les pays de l’Union Européenne.

L’opération de marketing lancée par les russes en direction du marché algérien a provoqué une réaction chez les producteurs français, mais nE peut en aucun cas influer sur les importations algériennes du moment que les procédures d’achat n’ont pas changé.

En fait, chaque trois ans, l’Algérie procède à une pré qualification des fournisseurs et dresse une short-list des agents et centrales d’achat qui répondent aux normes exigées dans le cahier des charges qui est classé parmi les plus serrés aux monde.

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Actuellement, la short-list de l’OAIC compte 27 fournisseurs, dans la plupart d’entre eux sont des multinationales européennes et américaines.

Pour chaque opération d’importation, l’Algérie lance un appel d’offres restreint à tous les fournisseurs retenus dans la short-list, en indiquant les quantités et la qualité des céréales. Une fois le marché attribué, sur la base du mois disant, le fournisseur choisis lui-même l’origine à partir des offres qu’il a obtenu au préalable.

En somme, les russes ne peuvent pas accéder au marché algérien à travers la démarche qu’ils ont annoncé et qui a provoqué une certaine panique en France. Les russes doivent plutôt imaginer des opérations  de séduction en direction des fournisseurs agréés par l’OAIC.

Outre ces exigences contenu dans le cahier des charges, l’OAIC engage un organisme de contrôle de la qualité de premier ordre, chargé d’examiner les marchandises avant leur embarquement vers l’Algérie. Ainsi, il s’assure que la cargaison est conforme aux normes imposées dans le contrat d’achat.

Généralement, le choix de l’organisme de contrôle de qualité est renouvelé chaque deux ans, sur la base d’un appel d’offres international.

Actuellement,  c’est la Société Générale de Surveillance (SGS) qui assure le service de contrôle de qualité au profit de l’OAIC. Le contrat de cette multinationale doit expirer en décembre prochain.

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