Hyproc S.C: 33 ans d’expérience dans le GNL

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Pionnière dans le transport du gaz naturel liquéfié (GNL), la compagnie Hyproc Shipping Company, basée à Oran, se met, avec la réception dimanche de deux nouveaux méthaniers, au diapason des perspectives du développement de l’industrie pétrochimique nationale,  tracées par les pouvoirs publics.

Avec sa flotte, composée entre autres de 8 méthaniers, cette filiale du Groupe Sonatrach capitalise plus de 33 années d’expérience et cumule à son actif près de 360 millions m3 de GNL livrés dans le monde. Ses navires ont effectué plus de 3.800 voyages maritimes représentant près de 4.500.000 miles parcourus en mer, à destination de plusieurs pays d’Europe, d’Asie et même d’Amérique, rappelle-t-on au niveau de cette filiale du Groupe Sonatrach.

Avec l’acquisition de deux nouveaux supertankers, le Tessala et Ougarta, dont la réception officielle s’est déroulée dimanche, à Arzew, en présence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, l’Hyproc se donne les moyens d’ambitionner à répondre aux besoins en matière de transport d’hydrocarbures à l’international.

Ces deux navires, offrant chacun une capacité de transport de 169.000 m3 de GNL, représentent un important investissement consenti pour être au diapason des perspectives du développement de l’industrie pétrochimique national.

La commande de ces deux navires auprès du constructeur coréen Hyundai a nécessité une enveloppe de plus de 400 millions de dollars US. « Une des dépenses sur les 1.000 milliards de dollars engagés par l’Etat pour le développement national », avait rappelé, dans ce contexte, le Premier ministre.

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Les ambitions affichées par cette filiale s’inscrivent dans le sillage des objectifs de développement du secteur de l’énergie notamment par l’exploitation du gaz de schiste et la révision de la loi sur les hydrocarbures pour attirer des partenaires étrangers, comme l’avait souligné, dimanche à Arzew, le Premier ministre dans ses différentes interventions et réitérées lundi par le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni.

Loi sur les hydrocarbures et gaz de schiste

Dimanche, lors de sa visite au pôle pétrochimique d’Arzew (Est d’Oran), le Premier ministre a estimé nécessaire de réviser la loi sur les hydrocarbures car, a-t-il estimé le secteur connait des grands changements dans le monde obligeant l’Algérie à s’y mettre au diapason.

Il a considéré qu’il était temps pour l’Algérie de revoir sa loi sur les hydrocarbures afin d’encourager la venue de nouveaux investisseurs et d’améliorer les recettes du pays. Il a également insisté sur la nécessité d’investir dans le domaine du gaz de schiste.

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« Nous estimons que Sonatrach dispose de capacités nécessaires pour expliquer aux Algériens qu’il ne s’agit pas là d’une démarche aventurière mais d’une option visant à garantir l’avenir en matière énergétique », a-t-il expliqué.

Dans ce sillage et devant des représentants de grandes firmes américaines de plusieurs secteurs, réunis dans le cadre de la réunion du Conseil d’affaires algéro-américain, Mustapha Guitouni, a réaffirmé ces options et plaidé pour un partenariat dans les domaines du raffinage et de la  pétrochimie pour la réalisation conjointe des projets.

Dans ce contexte, il a estimé que la révision de la loi sur les hydrocarbures portera notamment sur ses aspects fiscaux, de façon que l’investisseur et l’Algérie soient « gagnant-gagnant ».

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Pour ce qui est du gaz de schiste, le ministre a fait savoir que le dossier est encore au stade d’étude et sera traité d’une manière convenable. Pour lui, ce gaz non conventionnel est une option pour répondre à la forte consommation en gaz naturel et qu’il s’agissait de l’avenir des futures générations.

Le Plan d’action du gouvernement, adopté dernièrement par le Parlement, évoque l’extension de la prospection des nouvelles sources d’énergies aux hydrocarbures schisteux, et ce, dans le strict respect de l’environnement et de la santé de la population.

L’Algérie dispose des réserves de l’ordre de 4.940 trillions de pieds cubes (TCF) de gaz de schiste, selon des évaluations de Sonatrach et de ses partenaires.

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