Hydrocarbures: l’Algérie menacée par le syndrome de Cantarell

Les algériens devraient s’imprégner de la fin tragique du complexe mexicain, Contarell qui était, il y a quelques années seulement, classé au second rang des grands gisements du monde. Par incompétence des responsables qui l’ont géré, Contarell a décliné d’une façon exceptionnelle, provoquant ainsi un désastre dans l’équilibre financier du Mexique, qui dépend des hydrocarbures à hauteur de 40%.

Plus jeune de 20 ans que Hassi Messaoud, ce  gisement est un cas d’école dans la gestion des réservoirs d’hydrocarbures.

Cantarell est le nom que la compagnie publique, Petróleos Mexicanos (Pemex) a donné à un groupe de puits de pétrole situés au large dans la baie de l’État mexicain de Campeche, couvrant une superficie d’environ 21 000 kilomètres carrés

En 1981, le complexe produisait 1,16 millions de barils par jour. La production baissa ensuite pour atteindre 1 Mbbl/j en 1995. La Pemex commença à injecter de l’azote à partir de 1997, permettant ainsi à la production de remonter à 1,6 Mbbl/j en 2002 et à 2,2 Mbbl/j en 2004. Ainsi, il devint le deuxième producteur mondial, après Ghawar en Arabie saoudite.

Le 12 août 2004, Pemex annonça que la production allait diminuer à partir de 2006 à un rythme de 14 % par an. En 2008, Cantarell ne produisait plus que 1 Mbbl/j.

LIRE AUSSI Ebourse Algérie: téléchargez l’application

En juillet 2008, la production avait encore chuté jusqu’à atteindre 973 000 barils par jour. Cette chute rapide est notamment mise au compte de l’injection massive d’azote, qui augmente la production mais épuise le gisement plus rapidement.

A partir de 2011, la production de Cantarell est passée au dessous de 400 mille barils par jour.

 

Le parallèle entre cette catastrophe et ce qui se passe à Hassi Messaoud et Hassi R’mel est mis en évidence. Le détournement, pour la vente, des volumes gaz destinés à la réinjection est en train de massacrer irréversiblement les réservoirs des deux plus grand gisements du pays.

Le déséquilibre de l’activité injection se fait déjà sentir à Hassi Messaoud où en enregistre une alarmante baisse de la pression dans certains secteurs.

Le taux de cyclage de 40% au niveau de Hassi R’mel n’est plus respecté depuis l’arrivée de Ould Kaddour. Parfois, on ne réinjecte qu’un taux inférieur à 10%.

Pour détourner l’attention sur ces faits graves, Sonatrach maintien le cap du mensonge et les annonces qui n’apportent absolument rien à l’Algérie.

Plus curieux encore. Les experts de service, autoproclamés « défenseurs » de l’intégrité des gisements du pays, on décidé de se taire face à ce massacre.

LIRE AUSSI Sonatrach: tous les indicateurs au rouge