Hôtellerie: l’ombre de la dette privée

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La dette du secteur de l’hôtellerie en Algérie est de l’ordre de 1.000 milliards de dinars, a-t-on appris des bonnes sources.

Cette dette est de 900 milliards de dinars pour les investisseurs privée, contre seulement 120 milliards de dinars pour le groupe public HTT. Ces crédits du groupe ont permis la réhabilitation de 68 établissements, soit 90 % de l’ensemble du parc.

Le constat dans ce secteur est la différence dans le traitement des  dossiers de crédits. Le groupe public a contracté sa dette pour une durée de 10 ans avec 7 ans de différé. En revanche, certains investisseurs privés ont bénéficié de crédits d’une durée plus longue et financement à hauteur de 100% de leurs investissements.

Ces crédits sont tous accordés à un taux de 3,5 %.

En voulant encourager l’investissement dans le secteur touristique, le Gouvernement est tombé dans le piège de l’excès. En 2017, l’investissement des entreprises privées représentait que 93%, pour augmenter, l’année suivante, à 97%. Dès lors, l’investissement des entreprises publiques devient insignifiant devant l’immensité des autorisations accordées au secteur privé.

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Quelque 3.000 décisions d’investissement dans l’hôtellerie ont été accordées aux opérateurs privés pour des projets de différentes tailles.

Dans deux ou trois ans, lorsque les projets en cours seront achevés, l’Algérie aura un parc de 350.000 lits. Soit le double de la capacité de la Tunisie et une fois et demi celle du voisin marocain.

Si rien n’est fait pour changer la configuration touristique du pays, en 2021 les hôtels auront un très faible taux d’occupation et beaucoup d’investisseurs seront incapables de rembourser leurs crédits.

Même en saisissant les infrastructures, les banques seront dans la difficulté de leur trouver des acquéreurs dans la mesure où le rendement des investissements dans le secteur de l’hôtellerie sera presque insignifiant.

Mais, au lieu d’être attentifs aux investissements des privés et de la SIH de Melzi, les banques sont en train de tarabuster les filiales du groupe public HTT et ne veulent pas admettre un rééchelonnement partiel des dettes.

A titre d’exemple, la Chaîne El Djazair compte trois hôtels au Sud du pays, qui ont été réhabilités sur crédits bancaires. Ces derniers représentent 80 % de la dette du groupe, mais seulement 5% du chiffres d’affaires. Du coup, le groupe se trouve incapable de faire face aux échéances du remboursement de la dette.

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