Hôtel Ryad de Sidi Fredj: les libanais sommés de partir

Les responsables de la société libanaise Karmide, qui ont acquis en 2009, l’hôtel Ryad de Sidi Fredj sont sommés de restituer ce bijou à l’Etat. L’EGT Sidi Fredj qui a introduit une procédure judiciaire contre l’acquéreur libanais a obtenu gain de cause et compte signifier cette décision à Karmide par voie d’huissier de justice.

Ayant acquis l’hôtel en 2009, le groupe libanais Karmide a failli à ses engagements contractuels et ce n’est que justice de restituer cette infrastructure à l’Etat.

L’hôtel Ryad était géré légalement par les libanais Kordi Fouad hamza, Dombat Lyes, Faiçal Malek, Doumet Mark et Domet Metri.


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La lignée des prédateurs

Le libanais Domet Metri est un symbole de prédation. Outre l’hôtel Ryad, retrouve ce prédateur dans le capital de l’entreprise Baticim, qui a été partiellement privatisée en 2008, par le même gouvernement de Ahmed Ouyahia.

Filiale du groupe Batitmetal, la société de Construction de Structures Métalliques Industrialisées (Baticim) active dans le domaine de la métallurgie. Elle également leader national dans le domaine de transport de l’énergie notamment dans la fabrication, galvanisation et la commercialisation de pylônes électriques basse, moyenne, haute et très haute tension. En outre , elle s’est imposée également dans l’électrification du réseau ferroviaire (chemins de fer et tramways) grâce à la fabrication de poteaux caténaires.

Les entités publiques assurent annuellement, à Baticim, un plan de charge de 1 milliard de dinars environ. Ses actifs sont évalués à 2 milliards de dinars.

Voilà comment s’est déroulée la privatisation du gouvernement Ouyahia. Un bradage de l’outil de production national.

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