Hisn El-Matine, première liste à avoir déposé son dossier de candidature : Yacine Merzougui explique les raisons

Le président de l’ANIE, Mohamed Charfi, a révélé ce mardi que, jusque-là, la liste indépendante Hisn El-Matin est la première qui a déposé son dossier de candidature. Dans la wilaya de Tipaza, cette liste a pu rassembler plus de 5000 signatures, même si, dans cette circonscription, Hisn El Matin a besoin juste de 2500 signatures.

Hisn El Matin est un mouvement de société civile, rassemblant « des milliers de médecins, de doctorants, d’étudiants, de chômeurs, d’enseignants, d’anciens militaires, voir même des généraux en retraite », explique Yacine Merzougui, Président de ce mouvement dans l’émission Oulach EL Moujamala de Khelaf Benhadda sur Salam Tv.

Il faut dire qu’en ces moments de disette électorale, d’hésitation et d’appréhensions, il n’est guère facile de rassembler les signatures. Mais comment Hisn El Matin a pu en rassembler en un laps de temps très cours le nombre de signatures qu’il faut ? Pour Yacine Merzougui, Président de Hisn EL Matin, « c’est une simple opération ».

« Ce n’est pas difficile pour nous de rassembler autant de signature que nous voulons, car nous avons notre ancrage dans la société. Nous sommes la vraie société civile », dira Yacine Merzougui. Pour ce dernier, son mouvement, qui n’est pas un parti politique, « a pu rassembler en son sein des associations, des médecins, des généraux en retraites, des sportifs champions du monde tel que Aissa Djabir Guerni, qui est candidat aux législatives dans une liste en France ». « Nous avons plus de 10 000 doctorants dont un qui est parmi les 100 meilleurs au monde dans son domaine », expliquera Yacine Merzougui.

A la question du journaliste comment Hisn El Matin a pu « jouir de toute cette élite », Yacine Merzougui soulève le déclic du Hirak. « Beaucoup dans le Hirak ont eu le déclic. Ont compris que l’Algérie devra avancer avec une force de proposition. L’élite vivait en marge de la république, et là, elle récupère son rôle et veut s’impliquer dans le changement et apporter sa touche », dira-t-il.

Mais comment faire face au Hirak et à une bonne partie de la population qui annonce d’ores et déjà le boycott des législatives du 12 juin prochain ? Pour l’invité de Oulach El-Moujamla, « l’Algérie n’est pas la Grande poste, il faut aller vers l’Algérie profonde pour se rendre compte qu’il n’y a pas de boycott ».

Pour lui, les Algériens veulent participer à ces élections pour choisir leurs représentants car ils ont vu que les pouvoirs publics n’ont pas montré des signes de fraude ou de malversations comme ce fut le cas auparavant.

Sur la transparence du scrutin et le risque de fraude, le Président de Hisn El-Matin semble être convaincu que la fraude se conjugue seulement au passé. « Avant, c’était la fraude légalisée. Les PV des bureaux de vote finissaient chez les wali qui décidaient des quotas à distribuer. Aujourd’hui, il y a 37 articles de lois qui punissent ceux qui tentent de frauder les élections. Et cela est suffisant pour dire que les hautes autorités du pays veulent aller vers des élections libres et transparentes », expliquera Yacine Merzougui.

Pour ce dernier, le scrutin du 12 juin est un début de solution. « Il y’aura un nouveau parlement, avec de nouveaux visages, de nouvelles idées, et c’est le début de solution », expliquera-t-il.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce contenu n’est accessible qu’aux membres du site. Si vous êtes inscrit, veuillez vous connecter. Les nouveaux utilisateurs peuvent s'inscrire ci-dessous.

Connexion pour les utilisateurs enregistrés
   
Nouvel utilisateur ?
*Champ requis