« Françalgérie » des loges dans la tourmente : les récipiendaires se rebiffent

france algerie

L’information. L’événement a été soigneusement mis sous le boisseau : des loges maçonniques du Grand Orient de France se sont révoltées contre la présence, docile et assujettie, de leur obédience, le GOF, chaque année, au diner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Désormais, les loges, représentant surtout les grades subalternes, apprentis et compagnons, et qui ne sont pas tenus dans les secrets des grades des maîtres (partir du 30e degré), insistent sur le fait que la franc-maçonnerie doit rester une institution laïque, apolitique, et ne doit pas se mêler à des organismes connus pour être très engagés dans la politique et les connexions internationales.

Les francs-maçons contestataires reprochent au GODF de s’allier à un organisme, le Crif, une association communautariste connue pour ses relations fermes avec l’entité sioniste, l’extrême-droite israélienne et les chefsrabbiniques ultras orthodoxes ; l’importance de leur vote pour interdire cette relation suspecte à leurs yeux et que leur action est remonté très haut et a fait désordre dans les arrières-loges. C’est une première dans les annales maçonniques. Et c’est tout à fait exceptionnel que de jeunes maçons des loges subalternes se rendent comptent (et le font savoir) que la franc-maçonnerie ne doit pas être au service du suprémacisme juif.

L’analyse. L’événement est très important pour ne pas être signalé, d’autant que l’Algérie est intéressée par cette grogne des francs-maçons des grades subalternes, qui pour la première fois dans l’histoire du GOF, font de la résistance. Plusieurs association caritatives ou droit-de-l’hommistes travaillant en droite ligne des loges en Algérie doivent saisir un tel événement au vol, et ce serait une bonne chose qu’ils comprennent, et qu’ils commencent à se poser des questions. On ne les accuse de rien ; on les pousse à se poser des questions, c’est tout. On intégre des clubs élitistes par frime ou par curiosité, comme par opportunisme ou profit, cela peut être compréhensible, mais il faut se poser des questions sur les chefs, restés à l’étranger, les objectifs derrière l’action caritative, et refuser, évidemment, d’être le dindon de la farce.

Le lien que cet événement peut avoir avec l’Algérie concerne les réseaux maçonniques des affaires, très introduit en Algérie, du temps de la « Planète Boutef », notamment par le biais de la Caci-France et le Medef, deux nids du Grand Orient de France dans le monde des affaires algéro-françaises.

Pour l’information, elle vaut son pesant d’or ; il faut de ce fait préciser que c’est bien la première fois que les francs-maçons de base se rebellent contre la hiérarchie. La discipline de fer imposée par le GODF aux loges avait interdit jusque-là toute contestation. La nouvelle génération de francs-maçons, composée certainement de jeunes intellectuels qui souhaitaient découvrir de nouveaux espaces de convivialité, espéraient trouver dans les loges un certain bien-être moral, une certaine liberté intellectuelle, annexée à une spiritualité qu’ils ne retrouvaient pas dans les pseudo-religions occidentales, n’est plus dupe de ce qui se trame quelques degrés plus haut. Beaucoup d’entre eux, même si certains peuvent être opportunistes, ambitieux ou désireux de bénéficier des réseaux des loges, sont honnêtes et se posent des questions sur plusieurs sujets qui sont interdits en loges. Le danger maçonnique est lié aux trois derniers grades et aux hauts degrés de la maçonnerie.

Pour le décryptage, il faut savoir que maintenus de manière délibérée dans l’ignorance sur les véritables objectifs des logespar leurs pontifes, ces nouveaux francs-maçons (enfin, une partie d’entre eux) veulent en savoir plus et dénoncent tout net les « irrégularités » qu’ils constatent chemin faisant.

Parmi les irrégularités d’une association qui se présente comme laïque, la connexion très forte avec Sion. Car dans les loges, tout s’articule autour des « vérités sacrés » de la franc-maçonnerie, qui, montant plus haut, fait découvrir son visage : il s’agit bel et bien d’une laïcité qui a une religion. Tout l’indique : ses mots-de-passe(tirés du lexique israélite), ses références (Adonaï, Adanhiram, Hiram Abif, Boaz etJakin, etc ), son langage (hébraïque), son système de datation, «(hébraïque aussi) et surtout ses objectifs : l’édification du Temple de Salomon sur le mont de Sion. Car il y a une vérité que ne connaissent que ceux qui ont fait l’étude, de longue, très longue haleine, des sociétés secrètes : à savoir qu’au-dessus de la loge, il y a la synagogue. L’une est au service de l’autre. Les francs-maçons constituent une armée de sous-traitants du projet politique judéo-sioniste. De manière plus concrète, la franc-maçonnerie est l’instrument de domination de l’International sioniste. Tous les pontifes de la franc-maçonnerie universelle disent que la Kabbale juive est le noyau de la franc-maçonnerie des hautes logeset que les francs-maçons ne représentent que les agents plus ou moins inconscients du kabbaliste.

Il y a déjà un siècle, bien avant Herzl, les livres francs-maçons (qui sont publiés et donc vérifiables) le disaient clairement : le but final de la franc-maçonnerie est de ramener la nation juive en Palestine et d’établir sur la terre entière sa domination incontestée. Le plus grand pontife de la franc-maçonnerie universelle, Albert Pike, dans son livre (le livre-culte des francs-maçons), « Morals and dogma » disait ceci : « la franc-maçonnerie est un produit de la kabbale ».

Qu’est-ce que cela implique pour l’Algérie ? Naturellement, beaucoup de conséquences, aussi bien sur le plan politique et économique, par l’infiltration de la « françalgérie des loges », un type très peu conne de maçonnerie agissante dans le monde des affaires et celui de la politique, que sur le plan militaire et du renseignement, si on garde en ligne de compte que des milliers de « Sayanim » (pluriel de sayan, aide, assistant), un genre indétectable d’agents de liaison, sorte de cryptojuifs passant inaperçus dans tous les pays du Maghreb et du monde arabe hostile à Tel Aviv. C’est encore eux qui le disent ; nous ne faisons que reproduire les aveux des leurs : Victor Ostrovsky, Gordon Thomas et Jacob Cohen, pour ne citer que les plus intéressants pour le contexte algérien. Victor Ostrovsky a, le premier, dénoncé les pratiques illégales du sionisme, sous son visage secrets des services de renseignement du Mossad, mais aussi du Shabak, ou Shin Beth, le service de sécurité intérieur, et l’Aman, la sécurité militaire dans ses Mémoires, consignées dans  son livre « By way of Deception : The Making of the Mossad officer », publié en 1990, et dans « The otherside of Deception : a rogue agent exposes the Mossad’s secret agenda », publié en 1994. C’est lui qui a dévoilé les secrets liés aux agents appelés sayanim, inconnus de tout le monde, qui sont résidents dans tous les pays et qui coopèrent avec les katsas, officiers traitants du Mossad

Le journaliste d’investigation gallois Gordon Brown a écrit une intéressante  «Histoire secrète du Mossad » et a mis en relief l’existence véritable et ignorée de tous de ces agents de l’ombre ; mais c’est un homme de lettres, un écrivain et ancien professeur universitaire franco-marocain, Jacob Cohen, donc un juif sépharade, qui popularise le mot « sayanim » ? Anti-sioniste notoire, Jacob Cohen, avec son roman « le Printemps des Sayanim », explore la sphèreinconnue de cette nébuleuse à Paris. (Jacob Cohen est incontournable pour comprendre le ressentiment des juifs maghrébins partis d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie entre 1949 et 1962 pour s’établir dans les colonies juives de l’Etat sioniste. Il faut comprendre aussi que les juifs sépharades sont issus des communautés venues d’Espagne, ou établies au Maghreb, au Maroc, en Algérie et en Tunisie, vivant en bonne intelligence avec les populations maghrébines. Lorsque l’Etat d’Israël né, beaucoup de ces sépharades quittent le Maghreb, où ils vivaient paisiblement, pour rejoindre les communautés juives venues du monde entier en Palestine. Et là, ils découvrent que le pouvoir est concentré entre les seules mains des sionistes, majoritairement juifs ashkénazes. On appelle ashkénaze les Juifs de l’Europe occidentale, centrale et surtout orientale, les Juifs polonais, allemands et russes. Beaucoup sont germanophiles et s’opposent aux sépharades venues du Maghreb et d’Espagne).

Pour faire terre-à-terre et s’éloigner des détails annexes, disons simplement que plus que la « françalgérie », ce furent les loges, soumises à l’International sioniste, qui ont véritablement phagocyté une partie de l’économie algérienne durant le long règne du système Bouteflika. Nous avons parlé des patrons du Medef, majoritairement francs-maçons et pro-Crif, mais il faut aussi parler de ceux qui demeurent dans l’ombre à ce jour, à la Caci-France et ailleurs, en Algérie comme dans l’Hexagone, continuant à pomper par tous les moyens imaginables les ressources de l’Algérie. Leur principal outil : la corruption et la compromission. Corrompre un responsable algérien et le tremper dans des entourloupes, lui faire gouter l’ivresse de la richesse et de l’apparat est aussi aisé que les accords qu’on lui impose, et ce ne sont là que les moyens les plus simples leur permettant de s’assurer le silence et l’allégeance des responsables. Ceci expliquant cela, on peut comprendre le très haut degré de corruption qui a touché de plein fouet nos élites politiques et économiques dès lors qu’ils franchissaient les quais de l’aéroport Paris-Orly, ou même en demeurant ici même à Alger, recevant sur place les hauts dignitaires des loges, qui savent faire danser et chanter les argentiers.  Donc, il faut estimer l’événement à sa juste valeur : la dénonciation de la GLDF par les francs-maçons des loges subalternes est un événement aussi important que si le président français Emmanuel Macron se mettait tout à coup à dénoncer la Commission Attali et la Banque Rothschild…