FCE et Caci: En finir avec les réseaux éclaboussés par les affaires

Autant pour Ali Haddad, président du Forum des Chefs d’entreprises, que pour Mohamed Laid Benamor, président de la Chambre algérienne de Commerce et d’Industrie, il n’y avait qu’un pas à faire pour entrer dans le bureau des ministres; cet entregent permettait de régler beaucoup d’affaires urgentes; mais cela, à la fin, s’est révélé d’une extrême nuisance pour le Patronat algérien et le monde de l’industrie et du Commerce.

Aujourd’hui, les membres de ces deux entités très importantes dans l’échiquier économique algérien, essayent de trouver de nouvelles articulations pour avancer, mais surtout pour se débarrasser de cette étiquette d’affairistes qui leur colle au dos. L’implication de leurs chefs dans diverses affaires en lien avec la corruption, la chute brutale de Haddad, la mauvaise presse du FCE, etc? ont fait que priorité a été donné à la reprise en main de ces mécanismes du monde du commerce et de l’Industrie par des gens propres. Dans ce sillage, on constate que les patrons d’entreprise donne l’image de na pas avoir beaucoup à faire avec la Justice.

Le FCE a choisi Mohamed Sami Agli, un natif de Biskra, élu président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) lors d’une Assemblée générale ordinaire élective. Agé, de 38 ans, M. Agli est le P-dg du groupe familial AGLI, qui active principalement dans l’industrie agroalimentaire, la promotion immobilière, la construction, la distribution automobile, la logistique et le tourisme. Son actitivité n’est pas du lourd, mais il a au moins cet avantage d’être clean.

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Conscient des pièges qui l’entourent, Agli avait indiqué lors d’une conférence de presse qu’il a animée le 28 mai dernier, au siège de son entreprise, que son premier engagement serait de rendre le Forum « apolitique », recommandant, dans ce sens, que « l’exercice de la politique devrait se faire en dehors de l’organisation et sans l’utilisation des moyens de cette dernière ».

Et d’enfoncer le clou : selon lui, le FCE a commis des « erreurs de fonds » en affichant dans le passé des positions politiques, ce qui a « nui à l’image » de de cette organisation patronale qui regroupe près de 4.000 chefs d’entreprises.

Pour la Caci, c’est pratiquement le même topo : Mohamed Laid Benamor a été battu lors de l’élection du président de la Chambre algérienne de commerce et de l’industrie par Gouri Abdelkader, président de la Chambre de commerce de Oued Souf, qui a remporté l’élection qui s’est déroulée à la Safex d’Alger.

Avec deux nouveaux patrons issus du sud algérien, il y a à parier que le Sahara retrouvera sa place privilégiée, comme il se doit, dans l’échiquier économique national, d’autant que ce sont des villes comme Ouargla, Biskra et Oued Souf qui ont été les grandes pourvoyeuses de produits agricoles de toutes sortes depuis le début de l’année, et qui ont été, en quelque sorte, les mères nourricières des villes du nord algérien.

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