Face au coronavirus, le difficile travail des journalistes

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Par Wahab

Une corporation qui trouve toute les difficultés pour faire son travail en cette période de crise sanitaire, celle des journalistes, toujours en première ligne avec un seul objectif transmettre l’information au risque de leur vie .  L’ensemble de nos confrères a été joint par téléphone pour s’ enquérir des conditions de  travail à l’ère du coronavirus..

A Boumerdes, Blida, soumis au confinement partiel pour la première et confinement total pour la seconde, les journalistes s’adaptent ,difficilement certes relèvent l’ensemble des confrères mais il faut travailler.

Nadia Debbagh, journaliste, rédactrice en chef à Radio Boumer des (92.6 FM) « En tant que média public notre Radio est mise à contribution plus que jamais nous devons relayer l’information à temps auprès de nos auditeurs surtout les personnes qui se trouvent dans les villes et villages les plus reculés pas seulement » Pour Adel Beddar le directeur par intérim de Radio Boumerdes « Aujourd’hui nous avons adapté notre travail aux circonstances  ,notre effectif a été réduit de 50% ,nos journalistes font du 2 sur2 et les techniciens font du 1sur 3 »  A son tour Oussama Mehdi dira « Habituer à travailler à l’extérieur et en contact avec les citoyens cette situation est très pénalisante » et d’ajouter  « Depuis un mois déjà je n’ai fait qu’une seule couverture de l’extérieur avec le personnel de la DAS et la sûreté nationale concernant la prise en charge des SDF sinon notre travail se limite à la reprise des communiqué des différentes directions impliquées dans la lutte contre la propagation du coronavirus ».

Pour Tewfik Lafer le chef de bureau de l’APS de Boumerdes  le travail se limite aux Emails et communiqués que nous recevons surtout de Direction de la sante ,de celle du commerce et des services de sécurité  » Pour les sorties sur le terrain c’est très rare depuis un mois confie t-il .La majorité de nos confrères de la presse écrite  résidents à Boumerdes travaillant à Alger que nous avons touchés au téléphone se résignent à cette situation exceptionnelle et  travaillent à partir de chez eux pour alimenter leur rubrique. Ceux qui se retrouvent ‘sans matières’ ceux de la presse  sportive comme Youcef Tichet et  Rachid Kameche animateurs  de la rubrique sportive sur Radio Blida et Radio Boumerdes « Il n’ya pas de matières avec l’arrêt des différents championnats, le football constituer 99% de nos sujets hebdomadaires »  

« Depuis l’avènement de la crise sanitaire  Radio de Blida fait l’événement, à l’échelle locale, en étant devenue un plateau de solidarité entre les différentes chaînes radiophoniques centrales » selon son directeur, Adlane Dekkar.

Avec les difficultés de déplacements  Radio de Blida est devenue la rédaction centrale de nombreux journalistes relevant d’autres radios, comme  la Chaine1,Radio Algérie Internationale, de la Chaîne 3, la Chaîne 2 (Tamazight), tous contraints de rester, chez-eux à Blida, mais qui continuent contre vents et marées d’accomplir leur travail, à partir du siège de la Radio locale. 

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Il s’agit là, avoue Dekkar  « l’expression d’une solidarité radiophonique par excellence. Les journalistes échangent leurs informations et travaillent ensemble, et la Radio de Blida en profite, également, pour réduire la tension due à l’exemption de travail de certains de ses journalistes, concernés par les mesures exceptionnelles portant sur les femmes allaitantes, enceintes, ou ceux ayant des malades chroniques » Radio de Blida a adapté  ses programmes à la conjoncture actuelle, en axant sur les activités de sensibilisation et de solidarité.

Déplacements limités

Depuis le 24 Mars le travail de journaliste s’est, en effet, considérablement compliqué à Blida,  Les déplacements sont devenus limités en dépit des autorisations spéciales de circulation, outre le risque de contamination qui plane partout, en l’absence des moyens de protection.Cette crainte est partagée par l’ensemble des gens de corporation à travers le pays  ce qui  « rend le travail de terrain extrêmement dangereux ». Tous déplore « l’énorme difficulté, voire l’impossibilité d’arriver à la source de l’information », expliquant , par là, le  recours au « téléphone, voire même à facebook, pour avoir l’information, après sa confirmation bien évidemment »

Ainsi le gros du travail est actuellement axé sur l’information de proximité, qui reste la seule disponible relève nos confrères.

A l’APS de Blida , la même situation  est vécue par  les journalistes œuvrent quotidiennement à la transmission de l’information locale, à partir de chez-elles grâce  à l’ instruction de la centrale offrant la possibilité aux journalistes de travailler à distance (télétravail), tout en poursuivant les couvertures de terrain pour de sorties officielles  « Notre consœur Ghania Bouabdellah baroudeuse de terrain reconnait « Il est difficile de cerner une info, aujourd’hui notre outil de travail reste notre téléphone et notre carnet d’adresse comme  contacts avec les responsables et les autres sources d’information »  La  couverture extérieur    reste une source de peur et de stress » a-t-elle fait savoir.

« Tout me fait peur, les rues désertes, parlé avec des gens éventuellement infectés, du corps soignant, des bénévoles d’associations et ceux du corps sécuritaire » regrettant le manque de masque surtout au niveau des officines pharmaceutiques mais notre métier  l’exige on doit transmettre l’information coûte que coûte conclut t-elle fièrement  à la fin de notre appel  .Certes les conditions de travail actuelles pour les gens de la presse restent  très difficiles, dans une wilaya meurtrie par le coronavirus et sur l’ensemble du pays .Mais tout le mode est déterminé à faire son travail d’informations pour la mettre fidèlement à la portée des lecteurs et auditeurs.

Le métier de toutes les difficultés trouve aujourd’hui toute sa signification mais reste un métier digne.

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