Exclusif: comment Ooredoo arrosait les enfants de la Nomenklatura (part I) 

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Pour prospérer en Algérie, l’opérateur Qatari, Oooredoo n’a pas lésiné sur les moyens et ne s’est jamais inquiété des règles d’éthique qu’il fallait observer dans un pays qui lui a facilité l’accès et accueilli comme un Roi.

Outre son implication directe dans une association de malfaiteurs pour bénéficier de marchés publics, grâce aux connexion de Kouninef (à travers la société Monetix), Ooredoo s’est mise à financer des médias mafieux et d’autres -dont le site français TSA– ayant pur mission de porter un coup fatal au pays et de dénigrer son Armée.

Évoquer les détails de ce chapitre n’est pas important pour l’instant, car il y a d’autres sujets que nous considérons prioritaires. Comme par exemple celui de la première partie de la série des scandales de corruption, dans lesquels est impliquée Ooredoo.

Le prince héritier, Karim Benmansour

Karim Benmansour est le plus actif des neveux de Bouteflika. Il a jeté son dévolu sur le business de la communication et surtout l’affichage urbain sur les énormes panneaux qui jalonnent les grandes voies .

Les responsables de l’opérateur Ooredoo ne sont jamais restés insensibles aux agissements de Karim Benmansour en qui ils voyaient un vecteur d’accès garanti aux largesses de son oncle, Said Bouteflika.

Sur les documents que nous détenons, Karim Benmansour apparaît en tête des sous-traitants privilégiés de Ooredoo. Sans procédure légale apparente, les contrats conclus avec sa société Innomedia, portent seulement la mention « R/Boutef ». Autrement dit, ces contrats sont justifiés par le simple fait que Benmansour est une relation de Bouteflika. Qu’à cela ne tienne…

En janvier 2015, Joseph Jed accorde un contrat important pour Karim Benmansour. Sur les documents obtenus, il est mentionné le montant de 223.197.390 dinars pour la « location des espaces » et le montant de 1389 le mètre carré pour les impressions des affiches publicitaires qui seront montées sur les panneaux de Karim Benmansour et sa société Innomedia. Ces montants faramineux sont consignés dans le document interne portant les références 2015/00173.

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Sur le document suivant (N° 2015/00174), Ooredoo se laisse emporter par d’autres chiffres de l’ordre de 25 milliards de centimes, dédiés au payement de la facture d’affichage sans impression.

A lui seul, Karim Benmansour a glané auprès de  Ooredoo ce que toute la presse écrite réunie n’ pu arracher pendant cette période. Et dire que certains journaux continuent de rêver au père Noël. Ce dernier, malgré toute sa bonne volonté, est astreint de placer l’argent de Ooredoo chez des personnes bien particulières.

Les kabyles de service à l’honneur

Comme la majorité des algériens, Ooredoosait que le vecteur des Bouteflika ne suffit pas à lui seul pour gagner le pari de la paix et sait aussi qu’il faut composer avec le clan des kabyles de service (Haddad-Ouyhia-Sidi Said) qui ont fait une démonstration de force lors du limogeage de Abdelmadjid Tebboun.

Ooredoo a donc choisi le maillon faible de ce clan et surtout le moins coûteux. De suite, Josef Jed a conclu un marché avec Ramine Sidi Said, celui-là même qui a bénéficié d’un logement social à Ain Beniane. Comme pour Benmansour, il est mentionné à coté du numéro de référence (2014/00470), Ramine Sidi Said « R/UGTA ». Plus expressément, Ramine Sidi Said a été sélectionné pour la simple raison qu’il est le fils du patron de l’UGTA.

Le marché obtenu porte sur la concession des droits de diffusion de la capsule « Khalf Essoura », produite par la société All In de Ramine Sidi Said. Cette émission qui ne dure pas plus d’une minute est dédiée aux photographies prises par les jeunes amateurs algériens. Donc pas de grandes dépenses pour sa production.

Coût de l’opération: 76.228.424 dinars qui vont constituer un bénéfice à très fort rendement pour Ramine Sidi Said.

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A travers cette opération, Ooredoo a ciblé un autre vecteur de lobbying, celui de Toufik Kheladi, alors patron de l’ENTV et diffuseur de l’émission Khalf Essoura. Khelladi est un élément important dans le système corrupteur de Ooredoo, puisque son épouse a bénéficié pendant des années de sommes importantes de la part de l’opérateur qatari, à travers des opérations de sponsoring que nous allons étaler au grand jour durant les prochains papiers dédiés à la corruption.

PS: notre rédaction est prête à fournir à la justice tous les documents compromettants concernant cette opération.

Prochaine révélation: Abbes Lemqami, l’écran de Fethi Laidouci