ETRHB Haddad: retrait de plusieurs contrats

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Faute de pouvoir exécuter les travaux de réalisations, le groupe ETRHB de Ali Haddad est sur point de perdre plusieurs contrats publics.

C’est une avalanche Les mises en demeure qui s’est abattue cette semaine sur les locaux du groupe de Haddad.

Le premier avertissement émane de la direction des travaux publics (DTP) de Djelfa qui lui a attribué en juin 2018 un contrat de travaux des dédoublements de la RN1 entre Djelfa et la limite de la wilaya de Laghouat sur 64 km.

Sur ce chantier, les travaux sont pratiquement à l’arrêt sans excuse valable. Une première mise en demeure a été adressée à l’ETRHB en date du premier juin dernier, mais rien n’a changé depuis lors.

Cette fois-ci, la DTP de Djelfa a adressé à l’ETRHB, une seconde mise en demeure pour activer le rythme et la cadence des travaux afin de rattraper le retard enregistré.

A défaut, le marché liant la Direction des Travaux Publics sera résilié aux torts exclusifs de l’entreprise, avec l’application des mesures coercitives prévues par la loi.

Un autre contentieux est apparu avec la DTP d’Alger, relatif au projet de renforcement de la pisté principale et ses annexes de l’aérodrome d’Alger.

Ce marché a été décroché par l’ETRHB en date du 24 décembre 2014, mais les travaux n’ont pas connu une avancée significative.

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Une première mise en demeure a été adressée à l’ETRHB en date du 15 juin dernier. Mais, la DTP d’Alger a constaté un arrêt des travaux prononcé par l’entreprise et constaté sur le terrain, une insuffisance des moyens humains du chantier et une  l’insuffisance dans l’approvisionnement du chantier en matériaux de réalisation notamment les agrégats depuis la carrière qui sont à l’arrêt.

L’entreprise ETRHB est donc mise en demeure pour la 2ême fois de satisfaire à ces exigences sous huitaine. Faute de quoi, une résiliation aux torts exclusifs sera prononcée à l’encontre de l’entreprise et toutes les conséquences de cette résiliation seront prises à l’encontre de l’ETRHB.

Par ailleurs, on s’achemine vers la résiliation du contrat relatif à la réalisation du stade de Tizi Ouzou.

Le délai contractuel a expiré en date du 5 juin dernier, mais les travaux accusent un retard énorme.

Après une première mise en demeure adressée par la direction de la jeunesse et des sports en date du 1er juillet dernier, l’ETRHB n’a pas réagi et les travaux sont presque à l’arrêt.

Le marché approuvé le 11/05/2010, portant sur la réalisation du stade de 50.000 places couverts, d’un terrain de réplique en gazon naturel, un stade d’athlétisme 6.500 places, des parkings et des aménagements extérieurs, risque donc d’être résilié dans les prochains jours.

Ainsi, l’empire déjà fragile de Ali Haddad commence à s’écrouler en prouvant que l’ETRHB décrochait des contrat qu’elle n’était pas en mesure de réaliser.

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