EMS: cap sur la sous-traitance dans le marché électronique

EMS Champion Post Algeria, filiale d’Algérie Poste, compte conclure des accords avec des sociétés qui s’intéressent au marché électronique algérien pour devenir le dernier maillon de la chaine d’acheminement des marchandises et des produits achetés par les clients sur les sites électroniques de ces sociétés, a indiqué mercredi le directeur général de l’entreprise, Ben Si Saïd Nabil.

Ben Si Saïd a indiqué à l’APS que la prestation commerce électronique que compte lancer le ministère de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique permettra à EMS Champion Post de conclure des  accords de coopération avec les différentes sociétés intéressées par le commerce électronique pour devenir la dernière station dans l »’acheminement des marchandises et des produits achetés par les clients sur les sites électroniques des sociétés.

Il a indiqué que la relance du commerce électronique en Algérie donnera à cette entreprise un grand élan grâce aux conventions qui lui permettront d’élargir sa présence, de se développer et d’améliorer ses parts sur le marché local.

Pour ce faire, EMS Champion Post oeuvre à l’élargissement de ses perspectives dans le cadre des traitements commerciaux électroniques où elle avance à pas fermes depuis deux ans.

Selon l’interlocuteur, le lancement du paiement électronique (vente et achat sur Internet) permettra de booster les prestations du courrier express.

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La société mère (Algérie poste) compte, dans ce cadre, mettre en place une base de paiement par CCP. Des campagnes publicitaires seront prochainement lancées pour expliquer l’idée aux citoyens avant l’étape de distribution, a ajouté M. Ben Si Saïd.

Grâce à sa présence dans 44 wilayas après l’ouverture récemment d’un nouveau segment à Adrar en attendant une couverture dans toutes les wilayas du pays à travers le réseau classique de distribution d’Algérie Poste, EMS Champion Post est en mesure de décrocher ce marché, selon le même responsable.

L’organigramme de l’entreprise comprend des centres de tri et de distribution à travers les wilayas d’Alger, d’Oran, de Constantine et d’Annaba, 19 agences commerciales et des guichets à travers 111 bureaux de poste, dont 21 dans la capitale répartis sur 17 communes couvertes par trois (3) directions régionales (ouest, centre et est).

L’entreprise compte bientôt entamer l’aménagement de ses guichets à travers les centres postaux où elle est présente afin de faire connaître ses services aux clients, d’autant que les délais d’acheminement des courriers et des colis via ce prestataire de service s’est beaucoup améliorée depuis la création de la filiale en 2011. En effet, le délai du courrier express est de 24h dans cinq wilayas (Alger, Oran, Constantine, Annaba et Sétif).

Par ailleurs, la ministre du secteur, Houda-Imane Feraoun, avait indiqué la semaine dernière que les établissements financiers (banques et Algérie  Poste) étaient prêts pour le paiement en ligne dont le projet de loi, adopté par le Conseil des ministres, sera soumis prochainement au Parlement.

« Quasiment tous les établissements financiers (banques et Algérie Poste) du pays sont prêts pour le paiement en ligne », a-t-elle affirmé, soulignant que « des dispositions nécessaires à la protection du consommateur figurent dans le projet de loi sur le commerce électronique ».

Elle a expliqué que ce projet de loi, adopté le 4 octobre dernier par le Conseil des ministres, sera examiné par l’Assemblée populaire nationale (APN) « fin 2017 ou durant le premier trimestre de 2018 ».

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« Le projet de loi vise plus à encadrer le commerce électronique qu’à le réguler », a-t-elle dit, relevant que ce type de commerce « n’est pas très pratiqué dans le pays » et « qu’il n’existe qu’une quinzaine de sites Web qui exercent dans ce créneau en dehors de toute réglementation ».

Elle a précisé que cette nouvelle loi vise à « encadrer les droits et les obligations du commerçant, les droits du consommateur, les modalités d’application, notamment les pénalités en cas d’activité non réglementée, et les modalités de mise en oeuvre du paiement en ligne pour protéger la confidentialité des transactions électroniques et des données du citoyen ».

Cette loi prévoit que les plateformes de paiement électronique « doivent être impérativement sécurisées et répondre à une certaine norme de confidentialité et de sécurisation qui seront fixées par la banque d’Algérie », selon la ministre pour qui ces plateformes ne peuvent être hébergées que par les banques et par Algérie Poste afin d’éviter qu’elles « ne soient hébergées anarchiquement par des sous-traitants ou par des entreprises qui ne répondent pas aux normes des établissements financiers agrées par la Banque d’Algérie ».

Elle a indiqué qu’un commerçant souhaitant commercialiser ses produits en ligne devra impérativement héberger son site web en Algérie avec le domaine « .dz ».

Mme Feraoun a, en outre, fait état de l’introduction, dans la loi de finances 2018, de l’obligation pour tout commerçant de se doter d’un terminal de paiement électronique (TPE) avant la fin de 2019.

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