Emploi des jeunes: adoption d’un avant-projet de loi

L’avant-projet de loi relative à l’apprentissage, adopté mercredi lors d’un Conseil des ministres, présidé par Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a pour objectif principal de refondre et d’adapter le système de formation professionnelle aux les besoins de l’économie nationale et de faciliter l’insertion des jeunes  demandeurs d’emploi dans le monde du travail.

L’Algérie possède un dispositif de formation et d’enseignement professionnels en mesure de prendre en charge 600.000 stagiaires chaque année, souligne le communiqué du Conseil des ministres, précisant que ce dispositif est notamment encadré par une législation qui a déjà subi plusieurs amendements, et qu’il s’avère utile de refondre totalement en tenant compte de la Constitution révisée qui dispose que l’Etat oeuvre à a promotion de l’apprentissage, orientation déjà prise en charge dans le programme du secteur pour la période en cours.

Le projet de loi qui accorde une place centrale à l’apprentissage propose une démarche qui s’adapte aux besoins de l’économie nationale et qui associe largement les entreprises et les employeurs.

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Ainsi, il est prévu l’implication des employeurs dans la définition des besoins en matière de formation et d’apprentissage, ainsi que l’ouverture de toutes les entreprises présentes dans le pays, à l’accueil des apprentis. L’encadrement de l’apprentissage sera assuré par les pouvoirs publics, y compris avec la création d’un corps d’inspecteurs dédiés.

Le projet de loi prévoit également des encouragements aux apprentis à travers le versement d’un présalaire et la garantie de leurs droits sur les brevets de leurs inventions éventuelles. Enfin, un dispositif de conciliation est prévu pour statuer sur les éventuels litiges lors de l’exécution des contrats d’apprentissage.

Intervenant à l’issue de l’approbation de ce projet de loi, Monsieur le président de la République en a salué l’avènement, et appelé l’ensemble des secteurs d’activités et notamment les opérateurs économiques, à s’associer  pour la promotion d’une formation et d’un apprentissage professionnels de plus en plus performants, au service d’une économie nationale plus compétitive.

Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, avait indiqué à maintes reprises que l’apprentissage demeure un « objectif capital » pour le système national de la formation professionnelle  dans la mesure où il est considéré le mieux adapté aux les besoins de l’économie nationale en matière de main oeuvre qualifiée, à même de faciliter l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi dans le monde du travail, notamment les diplômés du secteur, d’où la nécessité, selon le ministre, d’accorder plus importance à l’apprentissage.

Dans ce contexte, il avait qualifié l’apprentissage de « socle » sur lequel est basée l’ouverture de la formation d’une manière plus large sur l’économie nationale et ce, par l’élargissement et le renforcement du partenariat avec les différents secteurs d’activités, l’objectif étant d’identifier les spécialités et les programmes de formation adaptés aux besoins du développement économique et social.

Evoquant les spécificités de l’apprentissage, le ministre avait mis l’accent sur ce mode de formation, dispensé à hauteur de 80% au sein des entreprises économiques et à 20 % dans les établissements de formation, faisant remarquer que cette formule a été prônée dans plusieurs pays développés.

Il a ainsi précisé que plus de 60 % des personnes ayant suivi une formation par apprentissage ont été recrutées par les entreprises au sein desquelles elles ont été formées, d’où l’importance dévolue à ce mode de formation.

En outre, la durée du stage pratique effectuée dans les entreprises économiques permet à l’apprenti d’acquérir les rudiments nécessaires à l’exercice de son métier. A ce titre, le ministre a invité les jeunes à opter pour ce mode qui permet au secteur de la formation professionnelle de participer pleinement au développement économique.

A la rentrée de février 2017, la formation par apprentissage avait enregistré 58,60% du nombre total des inscrits à une formation dite « diplômante, l’objectif étant de dépasser le taux de 60% des inscrits pour 2018-2019, avait rappelé M. Mebarki.

Pour le ministre, le partenariat avec le secteur économique est un « principe fondamental » de la politique nationale de formation en ce qu’il est un « vecteur de l’amélioration de la qualité de la formation », soulignant à ce titre « l’importance » de la mise en place de centres d’excellence dans certaines filières stratégiques comme la mécanique, l’utilisation de l’énergie solaire et l’électronique.

Compte tenu de l’importance que revêt ce mode de formation, un intérêt particulier lui est accordé par les Pouvoirs publics, le nombre d’inscrits dans l’apprentissage ayant connu une augmentation significative de l’ordre  de 20% entre 2004 et 2013.

Ce mode de formation est régi par un dispositif réglementaire et législatif, à la faveur de la promulgation de plusieurs textes de loi, notamment la loi 07-81 du 27 juin 1981, relative à l’apprentissage.

Cette loi a subi plusieurs amendements, notamment depuis l’année 2000 pour adapter aux exigences et aux besoins du développement et de l’économie ainsi qu’aux mutations enregistrées dans le marché de l’emploi.

La formation par apprentissage est ouverte à tous les jeunes filles et garçons âgés entre 15 à 35 ans.

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