El Watan-El Khabar: asphyxie des imprimeries

el watan el khabar

Les trois imprimeries appartenant à El Khabar et El Watan souffrent d’un énorme déficit qui s’est installé dans la durée.

Avec des bilans financiers négatifs, les imprimeries des deux puissants journaux risquent de ne plus pouvoir convaincre les banquier de l’octroi de lignes de crédit dédiées à l’importation du papier.

Ces imprimeries qui ont mobilisé un investissement de 37,5 milliards de dinars pour chaque associé, ne tirent en fait que les éditions d’El Khabar et d’El Watan. Comme client extérieur, elles n’ont que Liberté. Mais, depuis pratiquement cinq ans, les volumes des tirages ont drastiquement chuté.

Du coup, les trois imprimeries ont enregistré une chute de 40% sur les chiffres d’affaires respectifs et sont toutes déficitaires.

La plus touchée parmi les imprimeries est celle de Constantine, Simprec qui a cumulé le déficit depuis 2016. Au cours de cette année, le chiffres d’affaires est tombé de 315 millions de dinars à 255 millions, accusant au passage un déficit de 23 millions de dinars.

En 2017, ce déficit est plus significatif avec un résultat négatif de 60 millions de dinars. En 2018, le déficit a atteint un seuil insupportable de 13 milliards de centimes.

La crise du papier se fait sentir au niveau de ces imprimeries d’El Watan et El Khabar et les deux quotidiens seraient  appelés à réduire leur tirage dans les prochains jours pour amortir le déficit des imprimeries.

L’édition de vendredi d’El Khbar Erryadi a été supprimée justement dans le cadre de cette politique de réduction des charges des imprimeries.

Les deux quotidiens ont construit, au début des années 2000, trois imprimeries. Simprec à Constantine, Enimpor à Oran et Aldp à Alger pour s’assurer une indépendance éditoriale.

Les deux associés ont été contraints récemment de fermer l’imprimerie de Ouargla pour des raisons économiques.

LIRE AUSSI Condor: 10 millions de téléviseurs vendus