EL TARF LES HABITANTS DES ZONES RURALES NE DEMANDENT PAS LE CIEL UNE AMELIORATION DE LEURS CONDITIONSDE VIE SEULEMENT

Par Tahar BOUDJEMAA

Selon les autorités locales, les statistiques établies à la lumière d’un recensement effectué récemment, la wilaya compte presque 190 zones d’ombre. Il est à noter que la majorité écrasante des habitants ont choisi de demeurer sur leurs terres. Même le terrorisme des années 90 ne les a pas ébranlé mis à part dans les contrées des communes de Hammam, Ain Kerma, Zitouna.

Des familles de ces contrées marginalisées et enclavées ont déménagé pour jeter leur dévolu sur les cités dénommés Zerizer, Bebes, Drean, abandonnant ainsi leurs terres arabes qui ont appartenu à leurs arrières aïeux pour tout simplement s’approcher de la SNS El Hadjar dans la wilaya d’Annaba qui offrait des postes d’emploi et une amélioration des conditions de vie » Transport, scolarisation des enfants, emploi, etc… Les zones d’ombre recensées récemment compte un peu plus du tiers de la population globale de la wilaya soit plus de 440 mille habitants. A dire vrai, toutes les agglomérations de la wilaya pourraient être considérées pour des zones d’ombre du fait que les habitants que ce soit en rase montagne ou en ville vivent le calvaire au quotidien des coupures électriques, de l’absence en quantité suffisante de transport, du manque d’eau en dépit de l’existence de trois barrages opérationnels, du manque de communication, des coupures intempestives de l’internet plusieurs fois par jour.

Plusieurs citoyens rencontrés lors de notre passage dans plusieurs communes nous ont informé qu’ils reçoivent l’eau après plus d’une quinzaine de jours en cette période de pandémie qui a atteint officiellement 280 cas confirmés. Pour la direction de la santé ce chiffre est largement dépassé puisque lors du dernier conseil de wilaya la directrice a avancé plus de 500. Dans ces contrées lointaines loin de la vue la vie des habitants laisse à désirer. Ces derniers n’ont pas hésité à fustiger les édiles qui se prennent pour des « Pachas ».

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, la majorité d’en eux sont trainés devant la justice, les autres attendent leur tour nous dit on tous pour des passations de marchés sans tenir compte des cahiers de charge, pour corruption, malversation, détournement de deniers publics. Ici ajoute un vieil homme le manque de contrôle est flagrant, les maires, chefs de daira, directeurs, ne s’inquiètent outre mesure et font de leur tête. Le richissime illicite est flagrant, confirme un autre soixante dix accomplies. A El Tarf, la complicité des uns et des autres est apparente. Les responsables qui se sont succédé ne se sont jamais inquiété bien au contraire les anciennes pratiques sont encore de mise. En un mot, ce sont ces pauvres citoyens sans ressources des zones rurales qui souffrent ne sachant plus où se donner de la tête. Ils lancent un appel pressant aux autorités pour leur venir en aide afin de ne pas quitter leurs terres arables, productives à la recherche de l’école, de la disponibilité du transport, de la stabilité d’une manière générale.

Tahar B

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