Economie: nouveaux réglages entre Alger et Washington

Par Zoutale F.

 Deux événements sont venus coup sur coup nous indiquer que depuis le hirak et la chute du système Bouteflika, il y a une refonte des priorités économiques et politiques, un réajustement et des corrections qui se font, avec la minutie d’un métronome. Jour après jour, on assiste aussi à des réglages stratégiques. Les deux événements qu’il faudrait saisir au vol définissent déjà un plus profond partenariat pétrolier et gazier avec les Etats Unis. Le premier concerne la signature de l’accord algéro-américain portant création d’une usine à Hassi Messaoud de fabrication d’équipements de forage de puits de pétrole et de gaz. Signé entre l’entreprise algérienne « Tassili SPA » de forage pétrolier et la firme américaine « Bear Manufacturing » de fabrication des équipements de forage, cet accord permettra de se passer, à l’avenir, de l’importation de ces équipements.

L’accord a été signé par le DG de « Tassili SPA », Ahmed Benmansour et une responsable à « Bear Manufacturing », Emily King, en présence du président du Conseil d’affaires algéro-américain, Ismail Chikhoun et l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, John Deroscher.

Le second concerne la déclaration de l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, John P. Desrocher, lors d’une conférence de presse animée au pavillon américain en marge de la 52e édition de la Foire internationale d’Alger (FIA). Desrocher a exprimé l’intérêt « grandissant » des sociétés américaines pour l’investissement en Algérie, plusieurs d’entre elles ayant présenté des demandes d’adhésion à la chambre algéro-américaine du commerce pour accéder au marché local. Il a mis en exergue les domaines de cooperation entre les deux pays, comme l’énergie, l’agriculture, l’enseignement, les services, l’agroalimentaire et les boissons.

Il a en outre précisé qu’en 2018, la valeur des échanges commerciaux entre l’Algérie et les Etats Unis a atteint près de 5 milliards de dollars, se disant « optimiste » quant à l’avenir des relations commerciales algéro-américaines. Selon lui, les sociétés américaines, qui s’intéressaient essentiellement au secteur des hydrocarbures, accordent actuellement un intérêt à d’autres secteurs en Algérie, à l’instar de l’agriculture, des technologies de l’information et de la communication (TIC), des prestations et de la santé, « le marché algérien étant un marché prometteur ».

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