Dounya Parc: les émiratis en arbitrage contre l’ANDI

dounya parc

La Société des parcs d’Alger et Emirates International Investment Company LLC (EIIC) ont déposé auprès du centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) contre l’Agence Nationale  Agence Nationale Algérienne de Développement des Investissements (ANDI).

La plainte a été déposée jeudi dernier (5 avril 2018) devant l’instance international pour protester contre les mesures de l’ANDI.

Le groupe émirati, qui a investi dans le projet de Dounya Parc, est représenté par le Cabinet américain, King & Spalding International.

Le centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) est un organe de la Banque Mondiale, dédié au règlement des litiges entre les Etats et les investisseurs étrangers.

Fondée en novembre 2007, La Société des parcs d’Alger est gère un capital social de  4,33 milliards de dinars. Ce capital est détenu par El Dabye Internationle de l’investissement et Emirats El Djazairia Développement et promotion.

Le rôle négatif d’Ouyahia

Si l’Algérie est aujourd’hui dénoncée par un fond souverain d’un pays ami, c’est surtout à cause de l’attitude de Ahmed Ouyahia.

Il faut savoir que le groupe EIIC, qui a investi dans le projet de Dunya Par, dispose d’une banque, la banque d’Abou Dhabi, qui est bloquée depuis 2006. Après 12 ans d’attente, elle n’a pas encore obtenu son agrément en Algérie.

Comme c’est le cas du groupe Emiral, qui construit le méga complexe de Sidi, financé en partie par la banque Al Salam, le projet de Dounya Parc aurait pu être financé partiellement par la banque d’Abou Dhabi.

En outre, pour un projet de 5 milliards de dollars, Ouyahia, interdit aux investisseurs émiratis, le recours à l’endettement extérieur. Depuis plus de dix ans, il veut leur imposer un financement qui serait monté selon un modèle d’augmentation de capital à partir d’un financement étranger.

Mais, à Abou Dhabi, les choses ne se passent pas comme ça. Généralement, des investisseurs comme EIIC, mobilisent dans leur pays des fonds qui seront rapatriés à au terme de la rentabilisation des opérations à l’étranger. Les directives d’Ouyahia allaient à contre-sens de cette logique.

L’ANDI outil de blocage d’Ouyahia

Pour compenser ces entraves, Ouyahia a utilisé l’ANDI pour faire barrage au projet de Dounya Parc. De plus, pour exécuter avec malice les directives du président de la République, incitant le gouvernement à trouver des solutions aux blocages provoqués contre EIIC, notamment en matière de financement, Ouyahia charge

C’est connu, Ahmed Ouyahia ne porte pas dans son coeur, les investisseurs arabes. A l’exception du dossier de Sorfert qu’il a géré conjointement avec Chakib Khelil, tous les investissements en provenance des pays arabes ont été entravés par Ouyahia qu’il occupait succinctement le poste de chef de l’exécutif.

Et pour diluer le blocage de l’investissement de Dounya Parc, Ouyahia ordonne en 2011, la mobilisation de 100 milliards de dinars par consortium de banques publiques. Ce qui représente 20% du montant global de l’investissement. Du paracétamol pour guérir un cancer.

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