Dossiers marocains et libyens : Alger s’impose

tebboune

L’Algérie semble avoir opté pour une politique plus offensive sur les grands dossiers internationaux. Les réactions enregistrées dans l’affaire du consul marocain à Oran et celle du plan de paix proposé par l’Egypte en direction de la Libye sont successivement deux faits inattendus qui tranchent avec  l’attitude habituellement observée en de telles circonstances.

Dans la première affaire, Alger a décidé de ne plus se cantonner dans l’indifférence  en réagissant sans attendre aux propos tenus par le consul qui a  qualifié l’Algérie   de pays ennemi pour tenter de calmer la colère de ressortissants marocains qui n’avaient pas été rapatriés comme tous les étrangers bloqués à l’étranger durant cette pandémie. Ce propos avait été révélateur du véritable sentiment que nourrit Rabat à l’égard de l’Algérie d’autant qu’il survenait à la suite d’une série d’attaques menée par Nacer Bourita connu pour être le plus anti algérien des MAE marocains.

Le soir même, le ministère des affaires étrangères algérien  publiait un communiqué qui laissait très peu de doutes   sur la suite des événements. Les propos du consul marocain à Oran ont été condamnés de manière très sévère et laissaient présager d’une volonté perceptible de mettre un terme aux provocations en provenance du Maroc.

Les révélations du porte-parole de la présidence algérienne, qui annonçait que ce consul n’était autre qu’ un agent des services marocains et la dernière riposte     du MAE qui dément les propos de Nacer Bourita en confirmant que le départ du mis en cause a eu lieu à la demande des autorités algériennes  n ont laissé aucun doute sur ces intentions. Le fait a été perçu comme étant une réelle reprise en main de ces dossiers délicats comme cela a été le cas dans l’affaire du plan de paix proposé par l’Egypte pour la résolution de la crise libyenne.

Alger n’est pas tombée dans le piège d’une offre faite par Al Sissi, le dirigeant égyptien qui a tenté une aventure dangereuse en  soumettant un plan   uniquement centré sur le maréchal Haftar dont le seul rêve est de s’emparer du pouvoir en Libye. Al Sissi a proclamé sa démarche la Déclaration du Caire sans que les partenaires régionaux ne soient informés. L’Algérie a réagi subtilement, rappelant que   la sortie de crise ne pouvait passer que par un accord entre toutes les parties libyennes et que tous les pays de la région demeuraient concernés par la recherche d’une solution sous l’égide du Conseil de sécurité.  Le fait est apparenté à une action diplomatique offensive qui paye.

Ce Jeudi, le MAE algérien a annoncé que des entretiens téléphoniques ont eu lieu entre Boukadoum et ses homologues espagnol, italien et irlandais. Au centre des discussions, la crise libyenne…

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