Djaâfar Gacem: condamnation de toutes les chaînes TV en Algérie

djaafar gacem

Piégé par le journaliste Billel Kebbache, le producteur-réalisateur Djaafar Gacem a condamné toutes les chaines TV pour la qualité de leur « caméras cachées ». « Il faut qu’elles soient toutes retirées », en précisant qu’il ne les a « pas toutes vues ». Même s’il a raison sur toute la ligne, Djaafar Gacem a été utilisé pour mettre Echourouk en porte à faux avec les autres chaines privées. Quand le producteur-réalisateur s’attaque à toute la concurrence sur sa chaîne-partenaire et diffuseur de son produit-phare la crédibilité et le conflit d’intérêt se heurtent sur le terrain de la morale.

« Il faut arrêter toutes les caméras cachées qui sont actuellement diffusées », a martelé, sur la chaîne Echourouk News, le réalisateur de « Achour El Acher », qui a réduit l’effort des chaines TV à une question de budget (sellek bark).

Billel Kebbache, le transfuge d’Ennahar vers le groupe Echourouk, a eu raison de Djaâfar Gacem qui a foncé, tête baissée, dans la vindicte en citant la caméra cachée dont a été victime l’écrivain Rachid Boudjedra sur Ennahar.

Pour une chaîne qui a été avertie, par l’ARAV, à deux reprises en une semaine (une première depuis l’apparition des chaines privées en Algérie), Echourouk s’est mise à dos ses consœurs, à cause de cette gesticulation de Billel Kebbache et ses caprices de faire du plateau TV, une tribune pour on ne sait quels dessins.

Blessé et gravement affecté depuis la disparition de feu Ali Fodil, le groupe Echourouk est devenu vulnérable devant les ambitions des un et des autres. On l’a envoyé droit dans le mur où était écrit « incident diplomatique », puis une seconde bourde qui a fait sursauter les Touareg, et cette fois-ci, l’ancien sociétaire d’Ennahar et de Anis Rahmani, saisit l’occasion pour créer des frictions avec les chaînes de TV concurrentes, et notamment son ancien employeur.

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