Cour d’Alger : ouverture du procès en appel du dossier automobile

Sellal

Le procès en appel de l’affaire dite du dossier automobile (montage SKD/CKD) s’est ouvert ce dimanche en milieu de matinée à la Cour d’Alger (Ruisseau). Comme les fois précédentes une certaine confusion régnait à la porte du tribunal où de nombreux journalistes attendaient de pouvoir accéder à l’intérieur.

L’autorisation tant attendue n’a cependant pas été fournie sous prétexte que le quota de badges attribué était insuffisant face à la demande. Des raisons différentes avaient été évoquées au cours des deux dernières séances durant lesquelles ce même tribunal avait décidé le renvoie de l’affaire.

Le premier report avait été prononcé le 12 Février dernier à la demande de la défense qui souhaitait une période supplémentaire pour collecter «des éléments nouveaux». La seconde fois, mercredi dernier, un nouveau report a été annoncé à la demande des avocats encore une fois qui évoquaient cette fois l’état de santé de l’ancien chef du gouvernement Abdelmalek Sellal.  Pris d’un malaise, ce dernier avait refusé d’entrer à la salle d’audience.  Ce procès en appel n’a donc pu s’ouvrir que ce dimanche.

Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal, deux anciens ministres de l’industrie (Yousef Yousfi et Mahdjoub Bedda) ainsi que plusieurs patrons d’usines de montages automobiles ont été condamnés à des peines allant de 15 à 3 ans en Décembre dernier.

La peine la plus lourde avait été prononcée à l’encontre d’Ouyahia (15 ans). Le procès qui se déroule aujourd’hui fait suite à un appel introduit par les avocats qui estiment les peines prononcées en première instance trop sévères.

L’audience se déroule sous haute protection. Des policiers disposés devant la salle filtrent soigneusement les entrées. Seuls les proches, témoins, avocats ou les rares journalistes munis d’un badge sont autorisés à y entrer.

A l’extérieur où a été mis en place un dispositif de sécurité inhabituel,  de nombreux caméramans et représentants de la presse ont entamé une longue attente.

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