Coup de froid Macron-Medef : bénéfique pour l’économie algérienne

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Le coup de froid qui caractérise les relations entre le président français Emmanuel Macron et son principal patronat, le Mouvement des entreprises de France (Medef), équivalent du FCE algérien, toutes proportions gardées, est, de l’avis des spécialistes des relations économiques franco-algériennes, bénéfique pour l’Algérie.

Le Medef possède une influence réelle dans le débat social français, et, avant Macron, avait été très actif auprès des présidents français, Hollande et Sarkozy notamment. Mais en gardant ses distances avec le candidat Macron, avant la présidentielle en France, en 2017, le Medef avait motivé non pas la rupture, mais disons : le coup de froid avec celui qui va être élu président français, et regardera désormais le Medef de haut.

En tous cas, Macron n’est du tout disposé a céder ses champs d’action économique au Medef ; et l’actuel président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, n’est pas non plus disposé de céder à Macron.

Sous le titre Macron et le Medef : à (bonne) distance, la journaliste française Fanny Guinochet a ecrit sur l’Opinion.fr ceci : Geoffroy Roux de Bézieux, depuis un an à la tête du Medef, et Emmanuel Macron ont souvent eu l’occasion de travailler ensemble. Désormais, tous deux présidents se ménagent.

Pourquoi l’économie algérienne a à y gagner ? Parce que le Medef constituait un Etat dans l’État, un pouvoir occulte caché dans un pouvoir visible de l’État français. Les présidents du Medef qui avaient précédé Geoffroy Roux de Bézieux, à savoir Pierre Gattaz et Laurence Parisot étaient très proches des gouvernements algériens successifs depuis 2002 et exerçaient une certaine influence sur la coopération algérofrancaise.  Ils venaient souvent en Algérie et avaient leur poids vis-à-vis des décideurs algériens, Gattaz notamment qui, parallèlement à son activité de chef d’entreprise, exerçait diverses fonctions au sein d’organisations professionnelles, sectorielles puis généralistes, dont celle de président de la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC) de 2007 à 2013, puis au Medef de 2013 à 2018.

Les plus avantageux contrats commerciaux français en Algérie avaient été arrachés par Parisot et Gattaz, entre 2005 et 2018, et dont la trop grande proximité, voire la connivence, avec plusieurs ministres algériens faisait jaser toutes les chancelleries occidentales.

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