Corruption en Algérie et au Nigéria: 15 arrestations en Italie

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Nouveaux rebondissements dans l’affaire Saipem et l’ENI sur les affaires de corruption en Algérie et au Nigéria.

Une opération conjointe entre les procureurs de Rome et de Messine a conduit la police financière à procéder à 15 arrestations pour deux associations criminelles impliquées dans la fraude fiscale, les crimes contre l’administration publique et la corruption dans des actes judiciaires. Giancarlo Longo, ancien procureur de Syracuse, l’avocat Piero Amara et l’entrepreneur Fabrizio Centofanti ainsi qu’Enzo Bigotti, qui est déjà impliqué dans l’affaire Consip, ont également été arrêtés.

Il y a trois phrases «ajustées» contestées par les procureurs de Rome à l’ancien président du Conseil d’État, Riccardo Virgilio. Ce dernier (maintenant retraité) aurait «piloté» trois phrases qui ont positivement affecté les clients des avocats Pietro Amara et Giuseppe Calafiore.

L’unité de la police fiscale du Gdf de Milan effectue des recherches au nom de Massimo Mantovani, ancien chef du département juridique d’Eni et actuel directeur de la société, sur des fait où il risque d’être poursuivi pour  association criminelle visant une série de crimes. Selon l’enquête de la pm Laura Pedi, serait l’organisateur des manœuvres présumées de dépistage pour conditionner les enquêtes milanaises Eni-Nigeria et Eni-Algérie. La ligne d’investigation est étroitement liée à l’enquête menée par Rome et Messiman Procure.

Dans une déclaration commune, les deux procureurs écrivent que « les enquêtes ont commencé à partir des entrées d’enquête distinctes convergeant sur les opérations des deux gangs criminels, ce qui permet la reconstruction de cas de banqueroute frauduleuse par des personnes non liées à la structure organisationnelle».

Le juge d’instruction de Rome a pris des mesures de précaution personnelles ainsi que pour Amara, Centofanti et Bigotti et également pour Luciano Caruso. Certains noms, en particulier celui d’Amara et Centofanti, apparaissent également dans l’ordonnance rendue par le juge d’instruction de Messine qui a ordonné l’emprisonnement de Longo en exigeant l’application des mesures de précaution pour Alessandro Ferraro, Joseph Guastella, David Venise, Mauro vrai, Salvatore Maria Pace, Gianluca De Micheli, Vincenzo Naso, Francesco Perricone et Sebastiano Miano.

Les méthodes « occasionnelles » utilisées par l’ancien procureur de Syracuse sont bien illustrées par l’une des accusations contestées: celle concernant l’affaire dite Eni. Longo enfilait une enquête, sans aucun fondement, et un prétendu faux prouvé au niveau de de l’ENI et Claudio Descalzi.

En fait, pour les enquêteurs qui ont également arrêté Amara et Calafiore, le but aurait été d’entraver l’enquête milanaise sur les présumés pots-de-vin nigérians dans lesquels Descalzi était impliqué.
Ces arrestations devraient permettre la réouverture du dossier de corruption de l’ENI en Algérie et au Nigéria avec plus d’objectivité.

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