Chakib Khelil et Bouchouareb : bientôt un mandat d’arrêt

L’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil et l’ancien ministre de l’Industrie, Abdeslem Bouchouareb, seront destinataires, dès la semaine prochaine, d’une seconde convocation par la justice, pour des faits liés à des soupçons de corruption, pour le premier, de dilapidation des deniers publics et d’abus de pouvoir et d’autorité, pour le second.

Une première convocation a été envoyée à chacun d’eux, il y a quelques jours. Mais les deux anciens ministres, l’un aux USA et l’autre installé en France, n’ont pas répondu. Si à la seconde convocation, ils ne daigneraient toujours pas répondre et se présenter à la Cour Suprême, un mandat d’arrêt international sera alors émis à leur encontre et les conventions internationales seraient mises à contribution pour prétendre à leur extradition.

Abdeslam Bouchouareb, qui a sciemment laissé entendre qu’il se trouverait au Liban alors qu’il se réfugie à Paris, fait face à des accusations « lourdes », notamment pour des faits de « corruption, de privilèges indus et de mauvaise utilisation de sa fonction de ministre pour enrichissement illicite ». Pour des faits similaires et les mêmes chefs d’inculpation, Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal, Amara Benyounés sont déjà en prison.

Selon nos sources, la France serait d’ores et déjà prête pour collaborer avec la justice algérienne sur ce dossier de corruption, ainsi que pour l’extradition de Bouchouareb vers son pays d’origine.

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