Céréales: des économies de plus d’un milliard USD

blé dur

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Cherif Omari a indiqué, mardi à Alger, que le pays avait économisé plus d’un (1) milliard de dollars grâce aux mesures initiées pour rationaliser les importations de blé tendre et soutenir la production locale de blé dur et d’orge.

S’exprimant lors d’un atelier national sur la filière céréalière, M. Omari a précisé que le Trésor avait réussi à économiser, grâce aux mesures prises par le Gouvernement relatives à la rationalisation des importations et du transport, plus d’un (1) milliard USD du fait de la réduction des quantités de blé tendre importées, le soutien de la production et de la collecte de l’orge et du blé dur.

Les premières statistiques de la saison moisson-battage 2018-2019 font ressortir la production de plus de 60 millions de quintaux de céréales toutes catégories confondues à l’échelle nationale, a expliqué le ministre, saluant la dynamique progressive que cette filière connait en termes de production et de collecte.

Il a été procédé cette année, a-t-il poursuivi, à la promotion des mécanismes de production, l’intensification de la collecte, l’optimisation des interventions de l’Office algérien interprofessionnel de céréales (OAIC) et des coopératives, ainsi que l’organisation professionnelle, lesquels sont autant de facteurs ayant permis de réduire les importations et garantir l’équilibre de la balance de paiements.

Le taux de stockage du blé dur (20 millions de quintaux) et de l’orge (4 millions de quintaux) produit suffira amplement pour la saison 2018-2019, a-t-il rassuré.

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Dans ce contexte, le ministre a fait état de la possibilité d’organiser un plan d’action avec d’autres secteurs, tels que le ministère de la Santé, en vue de mener des campagnes pour sensibiliser les citoyens quant à la nécessité d’améliorer notre alimentation.

A noter que cette rencontre a vu la présentation de quelques recommandations issues des cinq ateliers thématiques de la Conférence sur le développement de la filière céréalière, auxquels avaient pris part 160 experts, cadres et professionnels du secteur de l’agriculture ainsi que d’autres secteurs concernés.

Ces recommandations ont porté essentiellement sur l’évaluation des besoins nationaux en céréales à moyen et à long termes, en accord avec le mode de consommation nationale et le recensement de nos capacités productives, sur l’action à même de les développer conformément au progrès technique , ainsi que sur la modernisation des infrastructures et des équipements en vue d’assurer la qualité conformément aux standards internationaux.

L’accent a été mis lors de cette rencontre sur l’impératif d’une exploitation optimale et efficiente de la ressource hydrique et d’une consolidation des moyens humains et matériels et de la révision des subventions dans les régions sahariennes, outre la réalisation d’enquêtes régulières et périodiques lors de la campagne céréalière à travers le recours à des moyens et techniques innovants, dont les images et données de satellites.

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