Campagne/J16 : la dernière ligne droite sera décisive

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En bouclant la seconde et en entamant la troisième et dernière semaine de la campagne électorale, les cinq candidats en course pour occuper le bureau présidentiel d’El Mouradia, prennent le dernier virage pour la dernière ligne droite. Qui plébiscitera un et en éjectera les quatre autres. C’est la loi des urnes ; elle est dure, mais c’est la loi ; « dura lex sed lex », disaient les Romains.

Dans le parcours de chaque candidat se dessine un profil, si l’on prend en ligne de compte la quinzaine de jours qui vient de passer. Dans le détail du jour on aura vu Tebboune qui perd son directeur de la Commission nationale de soutien à l’élection qui se reconstruit autour de Mihoubi cette fois-ci, donnant un goût que le candidat du RND sera au moins un de deux cavaliers de la finale et que Tebboune, qui a fait un sans-faute jusque-là, commence à s’essouffler.

Accusant le coup, l’ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle, qui s’est affublé d’un journaliste pour sa campagne, a affirmé à partir de Sétif qu’il n’est pas contre les hommes d’affaires, contrairement à ce qui se dit, mais contre les voleurs, et qu’il fera en sorte, s’il était élu, de repenser l’économie du pays, en créant une économie nouvelle, basée non plus sur les hydrocarbures, mais sur les hommes et sur le savoir-faire.

A partir de Mostaganem, Benflis, qui a fait ces derniers jours, des éloges prononcées à l’institution militaire, revient pour dire que la politique gagnante et bénéfique pour le pays est celle qui crée des perspectives et non pas celle qui règle ses comptes avec ses adversaires. Aussi, préconise-t-il ce qui suit : « L’Algérie est un pays riche, et les Algériens ne sont pas condamnés à vivre dans la crise ; il faut secouer l’ordre établi, reconstruire les institutions, refaire une économie forte, donner son autonomie à la Justice, repenser une presse réellement libre, booster l’agriculture faire un pari gagnant pour une Algérie de demain ».

Hôte des Djelfaouis, Azzedine Mihoubi a promis quant à lui, de relever le niveau de l’Education et de faire en sorte que les enfants et les étudiants ne soient plus des cobayes de laboratoires, qui sont expérimentés chaque année avec de nouveaux modèles scolaires ».

Mihoubi, qui a donné à Djelfa, une place privilégiée au système sanitaire, a promis de construire un hôpital pour cancéreux dans cette ville s’il était élu et a promis pour les jeunes de combler le déficit entre leurs souhaits et les réalités qu’ils vivent.

Dans l’ensemble, ce n’est pas tant les détails des promesses et des engagements qu’il faut garder en mémoire concernant les candidats, mais surtout le niveau d’adhésion populaire à leurs discours ; et sur ce plan-là, Mihoubi affiche une santé qui risque de peser lourd sur le décompte final.

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