Campagne électorale/J9 : promesses et engagements

tebboune

Une des images fortes du jour aura été celle des échanges publiques intéressantes entre une partie de la population de Lakhdaria et le candidat Bengrina ; non qu’il fut à ce point chahuté et conspué, mais parce qu’il s’est prêté au jeu sain et civique entre un candidat et les électeurs dans une vaine tentative d’inciter les opposants à participer aux élections.

Lakhdaria n’est plus le fief islamiste qu’elle a été, et Bengrina a dû se rendre compte de tous les espaces perdus par la mouvance islamiste depuis une vingtaine d’années. Désormais, le discours rationnel et outillé prime sur les discours qui convoquent les fortes émotions et les repères historiques.

Pour Mihoubi, il reste des catégories d’électeurs à convaincre, donc la gente féminine ; de ce fait le candidat Azzedine Mihoubi, à partir d’Oran, a fait des promesses solennelles pour les convaincre. L’occasion,  la journée mondiale contre les violences faites aux femmes, se prêtait fort bien pour bousculer les balises morales et sociologiques et évoquer un sujet presque tabou dans une société encore largement phallocratique. Aussi, le SG par intérim du RND a-t-il  promis des damnations extrêmement sévères contre les auteurs de ces actes «inacceptables » que l’islam réprouve, la religion incitant au respect et à la protection de la femme.

Le candidat Abdelmadjid Tebboune était à Oran, d’où il a promis plusieurs projets socio-économiques pour la ville, des hôpitaux décents et un nouvel aéroport. Tebboune a fait néanmoins une déclaration qui ne manquera pas de mettre les réseaux français sur le qui-vive ; se proclamant protecteur d’une économie nationale livrée à la prédation, Tebboune a promis de faire le tri et d’engager l’économie du pays dans des voies rentables.

L’industrie automobile qui a complètement délabré toute la face de l’économie algérienne a été une de ses cibles, puisque Tebboune de faire des usines de montages de véhicules, notamment Renault et Peugeot, des entreprises profitables à l’Algérie avant tout, en leur balisant les voies pour aller vers la construction véritable et non plus le montage qui consacre l’économie de bazar que la France mène avec l’Algérie. Il a dit aussi avoir des surprises concernant la voiture en Algérie, en laissant planer le doute sur ses intentions, si jamais il était élu.

L’axe de la femme

Comme Mihoubi, Tebboune s’est également engagé à protéger la femme de toutes les formes de violence.  Il promet d’assurer ses droits économiques dont l’octroi de crédits bancaires bonifiés pour la réalisation de projets dédiés à la gente féminine, une proposition qui figure dans son programme.

Abdelmadjid Tebboune s’est engagé à éradiquer les foyers de la pauvreté et de l’habitat précaire dans la ville d’Oran et le développement de plusieurs secteurs et n’a pas manqué d’engagements envers la jeunesse, pour lesquels il y a eu cette promesse, de leur laisser les postes de responsabilités et de préparer le terrain afin qu’ils accèdent à la gouvernance du pays.

Benflis revient à ses choix, dont celui de se porter candidat. Pour lui, l’Algérie souffre d’un déficit de légitimité, et de ce fait, il y avait deux choix à faire : ou bien rester les bras croisés et observer passer les trains, ou bien se jeter dans la mêlée et tenter de redresser la barre ; Benflis dit avoir choisi la seconde option.

Répondant à un slogan des plus curieux et qui a encore la peau dure, Belaïd Abdelaziz s’est attaqué à «  yatnahaw gaâ » («Ils doivent tous partir ! »). Tous, oui, mais qui ? Interpelle-t-il, pour se répondre. « Je suis pour que la pauvreté, l’injustice et la corruption partent toutes, oui, qu’elles partent toutes sans espoir de retour  ! ».

Pour Belaïd, la présidentielle n’est pas une fin en soi, en ce sens qu’elle permettra sitôt le président élu, d’engager de vraies discussions avec toutes les parties influentes du pays. Lors d’un bain de foule à Boumerdes, Aizi Belaid a passé en revue tous les engagements qu’il a pris lors de ses sorties dans les autres wilayas.

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