Campagne électorale/J19 : le procès fait oublier les candidats

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A l’approche de la fin de la campagne électorale, les candidats font sortir la grosse artillerie ; à chacun ses armes. Et chacun, pour des motifs de propagande évidente, crie déjà victoire et tente de désarçonner ses adversaires.
Abdelmadjid Tebboune animait, en ce 19e jour de campagne, trois meetings populaires à Tamanrasset, Illizi et Djanet. Lors de son passage dans les villes de l’extrême Sud, Abdelmadjid Tebboune a séduit la foule par son discours simple, axé sur le développement et la jeunesse.

Ali Benflis animait deux meetings populaires, le premier à Tébessa, fait le matin, et le second à Constantine, au milieu de l’après-midi. Lors de ces meetings, Benflis s’est beaucoup appesanti sur le procès des hauts responsables de l’Etat, « et qui a dévoilé le haut degré de la corruption qui a totalement détruit l’Etat algérien ou failli le faire ».

Pour Benflis, la reconstruction de l’Etat algérien s’impose comme une « urgence » ; et de redéfinir ses priorités : à savoir repenser l’Etat, légitimité pour les assemblées élues, autonomie pour la Justice et liberté pour la presse.

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Azzedine Mihoubi, après son meeting remarqué de la veille, où il avait fortement clamé de promouvoir tamazight, animait un meeting populaire à Sétif, avant de rentrer à Blida au début de l’après-midi pour en initier un autre.

Cette fois-ci, Mihoubi a donné une large place au social, et a promis de revenir aux traditions politiques populaires qu’entretenait feu Houari Boumédiène par le biais de rencontres périodiques avec les femmes, les fellahs et les étudiants pour débattre de l’avenir du pays. Promettant de promouvoir la justice social au rang de politique d’Etat et d’être à l’écoute des petites gens et des déshérités.

Alors que Abdelaziz Belaïd, par le biais d’un meeting dans la wilaya de Constantine, tentait de faire le plein. Il a dit notamment que la présidentielle du 12 décembre allait mettre fin à la non-gouvernance des « issabate », qu’elle permettait d’ouvrir une nouvelle ère pour les Algériens.

Abdelaziz Belaïd a promis de promouvoir la recherche scientifique et d’appuyer les cadres chercheurs, ainsi que de faire revenir les cadres algériens expatriés à l’étranger, et qui sont l’avenir de l’Algérie.

Abdelkader Bengrina n’a pas bougé d’Alger, ayant d’abord à y organiser un meeting le matin, puis a reçu, comme convenu, les ambassadeurs de l’Arabie Saoudite et des Etats Unis d’Amérique. Les photos prises avec les ambassadeurs de ces deux pays puissants montrent un Bengrina tout sourire et qui semble, au final, content de sa journée, après des débuts qui l’ont souvent bousculé, voir désespéré…

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