Campagne électorale/J12 : les dernières cartes

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Les candidats entament, au bouclage de la seconde semaine, pratiquement la dernière ligne droite. Chacun met sur la table ses dernières cartes en vue de rafler la mise. Mais attention, faire sortir le grand jeu ne veut pas dire griller ses cartes. C’est malheureusement ce qu’est en train de faire le candidat Bengrina. Après avoir tiré sur tout ce qui bouge, la droite, la gauche, les ministères, les autres candidats, Tebboune, qui lui avoir beau jeu, voici Abdelkader Bengrina, à Chlef, qui accuse Djamila Tamazirt, ministre de l’Industrie et des Mines, d’avoir accordé des avantages à un membre de la bande homme d’affaires, actuellement emprisonné :  « La ministre de l’Industrie a octroyé illégalement à un membre de la bande, actuellement en prison, et à une société française le cahier des charges ». Il n’a pas cité de nom mais on devine à qui il pensait. Puis il en fait sa propre analyse : «  Je pense que la ministre a touché une contrepartie financière, et cela s’appelle corruption, en compensation au service rendu ».

A partir de Ghairdaia, Tebboune se fait le porte-parole des lus réticents du hirak : «  Je vous promets de continuer à combattre la « issaba » avec votre soutien et celui de l’armée, jusqu’à son extirpation totale. Nous assainirons alors le pays de la corruption et des corrompus qui ont volé l’argent du peule ! ».

Tebboune n’a pas  manqué d’applaudir le travail de l’institution militaire, qui sans elle, le hirak n’aurait pas été possible, et qui a pu préserver la stabilité de l’Algérie en cette période de grands troubles, et sans qui la « issaba » serait toujours en train de gouverner le pays et de mépriser le peuple.

Benflis lui, était à Mascara, d’où il a encore encensé les mérites d’aller vers des élections et d’élire le futur président de la République, car le pays ne peut plus continuer à être gouverner sans un véritable président élu, qui haranguera son peuple et le représentera dans la communauté internationale.

Pour Benflis, s’il était élu, il changera le fonctionnement des institutions qui agissent directement en direction du citoyen, dont surtout la Justice et  l’administration.

Pour Mihoubi, les jeunes demeurent une constante. De Guelma, il les a encore interpellés, faisant écho à leurs soucis. «  Je vous promets d’instituer un Haut Conseil de la Jeunesse », le quel serait composé de jeunes, et prendrait en charge leurs revendications.

« Le hirak n’est pas venu de rien, mais a été le reflet de leur colère et de leur désespoir » a-t-il dit ; aussi faut-il, ajoute-t-il, instituer un Haut Conseil qui puisse décider souverainement de quoi sera fait demain concernant cette jeunesse.

Le point fort de cette campagne est qu’elle a pu faire bouger les gens, dans un sens ou dans un autre, d’avoir fait bousculer les intentions, d’avoir créé des failles, des passages, d’avoir créé les polémiques et d’avoir incité les citoyens à la suivre, quelles que furent ses intentions.

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