Business: Bedoui normalise les relations avec la Suisse

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Le premier ministre, Noureddine Bedoui a annulé, en septembre dernier, une instruction, diffusée par Abdelmalek Sellal en 2016, interdisant aux groupes publics algériens toute relation commerciales avec les sociétés suisses.

Le premier ministre a ainsi autorisé les groupes et entreprises publics à renouer des relations de business avec les sociétés immatriculées en Suisse.

Pour rappel, l’ancien premier ministre Abdelmalek Sellal avait instruit en 2016 les groupes publics de geler toutes leurs relations commerciales avec les entreprises suisses et imposé un embargo sur des produits de ce pays.

Le gouvernement helvétique avait alors rejeté deux requêtes algériennes, non officielles, relatives à Chakib Khelil et Khaled Nezzar. El Issaba (la bande) qui était au pouvoir à Alger avait demandé au gouvernement suisse, l’arrêt de ce qu’elle considérait comme un harcèlement contre Chakib Khelil qui dispose de comptes bancaires où sont déposés des millions de dollars, objets de plusieurs commissions rogatoires notamment italiennes.

La bande avait également demandé à la Suisse, de manière informelle, le classement du dossier Nezzar qui avait fait l’objet de plusieurs plaintes relatives aux Droits de l’Homme.

Devant le refus du gouvernement helvétique de satisfaire les demandes de la bande à Said Bouteflika, Sellal avait interdit aux entreprises publiques toute relation de business avec les entreprises de ce pays.Et ce sont les entreprises françaises, surtout celles de l’agroalimentaire, qui ont profité de cette crise et ont encouragé les tensions entre Alger et Genève.

A son installation à la tête du Gouvernement en 2017, Abdelmadjid Tebboune voulait faire annuler cette instruction de Sellal. Mais les enjeux liés à l’instruction en question dépassaient les prérogatives du premier ministre.

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