Boumerdes/Marchés de gros : dans l’attente des textes, des privés prennent option

marchés de gros
Par Wahab

Trois promoteurs privés ont déposés des dossiers pour la réalisation de marchés de gros dans la région des Issers selon la directrice du commerce de Boumerdes, Samia  Abbabsa.

Les trois projets  risques de ne pas voir le jour du fait que la superficie proposée pour la réalisation de ces centres commerciaux fait moins de 3ha comme exigé par la réglementation précise t- on au niveau de la DCP.

Les promoteurs attendent ainsi l’élaboration de textes juridiques permettant et facilitant  l’entrée du privé dans la réalisation de marchés de gros comme annoncé au début du mois d’Avril  par le ministre du commerce Kamel Rezig à l’APS indiquant que « ces textes visent à impulser la réalisation de marchés et espaces commerciaux par les opérateurs privés en prélude au retrait total de l’Etat de leur réalisation aussi bien de gros que de détail ».

La nouvelle stratégie du secteur du commerce vise à booster la construction de nouvelles infrastructures commerciales ‘sans’ les deniers publics. Au moment où   le secteur du commerce se chargera de la réalisation de centres commerciaux dans les zones  d’ombre, qui ne sont pas très attractives pour les opérateurs privés, et de la mission de supervision, de suivi et de contrôle des espaces commerciaux.

A ce sujet les experts du secteur économique et commercial estiment que L’Etat ne s’implique pas dans les processus de production car son rôle reste essentiellement dans la coordination, la régulation et le contrôle. C’est pourquoi, dans le cas de la réalisation de marchés de gros ou  centres commerciaux, et peu importe, si il s’agit des zones attractives ou pas pour les opérateurs privés.

L’expérience malheureuse de Ouled Moussa

L’Etat  doit encourager les initiatives privées, entre autres, afin de s’engager correctement dans la promotion de l’investissement. Enfin certains experts se demandent si le secteur du commerce sera chargé de la réalisation de centres commerciaux dans les zones d’ombre, qui ne sont pas très attractives pour les opérateurs privés, combien vont coûter à l’Etat toutes ces réalisations à l’échelle nationale ?

LIRE AUSSI Corruption : le P/APC de Merahna (Souk Ahras) suspendu de ses fonctions

La direction du commerce qui assure le secrétariat général au niveau du conseil de wilaya a déjà adressé des correspondances aux maires de la wilaya pour d’éventuelles propositions pour accueillir ces projet dans leur urbanisme commercial. Reste une entrave de taille le foncier agricole et son déclassement. Que décidera le législateur dans les textes à venir ?

Localement on ne veut plus revivre le scénario du marché de gros de Ouled Moussa ‘le Rungis Algérien’ qui a défrayé la chronique nationale en 2010 où le S/G de la wilaya, et plusieurs directeurs de l’exécutif (DRAG- DSA-Domaines ) le maire de Ouled Moussa et des fonctionnaires de l’administration étaient poursuivis pour  délits de détournement des terres agricoles de leur vocation initiale, de violation d’une propriété foncière , de faux et usage de faux et de dilapidation des biens publics ,après  les plaintes déposées par l’ancien wali Brahim Merad  suite de l’attribution de deux parcelles de terrain totalisant 30 hectares dans deux EAC limitrophes dans la région de Ouled Moussa  à l’entreprise privée «La Belle», pour la réalisation  d’une centrale de distribution des produits agroalimentaires dont l’investissement était estimé, à l’époque, à 60 millions d’euros.

Autre scandale évité,  le déclassement de  1122 ha de terre agricole fertiles à Zaatra (Zemmouri) pour accueillir selon les responsables de l’époque,  «l’une des plus grandes zones industrielles du pays », projet adopté par le premier ministre dans un premier temps avant d’être annulé.

Boumerdes  abrite le marché de gros des fruits et légumes à vocation nationale de Khemis El Khechna, dans la gestion des lieux, par les services de la commune est jugée catastrophique. Un marché  régional de gros alimentaire de régional à Kherrouba qui s’étale sur une superficie de 17 ha englobant 550 carrés commerciaux, qui attend toujours son ouverture.

Il devrait générer, une fois sa mise en exploitation effective, quelque 10.000 emplois directs et indirects, selon des estimations de la direction du commerce de la wilaya. La gestion de cet espace une fois réhabilité pourrait être cédée au profit d’opérateurs privés pour une durée de 30 ans.

Enfin, trois marchés à bestiaux (Boudouaou,Baghlia et Issers), gérés par les APC,  qui ne répondent pas aux normes d’hygiène, d’accessibilités et de sécurité.

Cet état des lieux catastrophiques des infrastructures publiques  entre gestion approximative, mais de la dilapidation surtout de l’argent du contribuable, donnent aujourd’hui raison au ministre du commerce Kamel Rezig qui a déclaré que  « de tels projets doivent être laissés au secteur privé, d’autant plus que nombre de marchés publics réalisés précédemment n’ont pas donnés les résultats escomptés ».

1 Rétrolien / Ping

  1. Complexe sidérurgique d'El Hadjar: les enjeux du nouveau P-dg - e-Bourse

Les commentaires sont fermés.