Boumerdes : Foire du miel et des produits de la ruche : Peu d’engouement enregistré

Par Wahab

Coup dur pour les apiculteurs. Leur foire économique et commerciale qui a fermé ses portes hier a été boudée cette année par les visiteurs durant la quinzaine de jours d’exposition-vente.

Ce peu d’engouement trouve son explication selon certains dans la situation sanitaire que vit le pays. Ajouter à cela également la hausse des prix des différents types de miel et des produits de la ruche, selon des visiteurs.

Les différents types de miel et autres produits de la ruche exposés à la vente à la foire du miel et des produits de la ruche, ont enregistré une hausse de prix « notable », comparativement à l’année précédente, impactant ainsi sur l’activité commerciale au sein de la manifestation.

Plusieurs raisons, un seul résultat : hausse des prix du miel 

Les apiculteurs de Boumerdes et ceux d’autres régions Est du pays justifient cette hausse par le « recul de la production mellifère ». Cette dernière a été très affectés par les conditions climatiques défavorables, comme l’une des « raisons principales à l’origine de la hausse des prix.

L’instabilité des prix  ainsi que les frais inhérents au déplacement des ruches d’abeilles pour la transhumance sont également une des raison de la hausse des prix, insistent les professionnels du miel.

Il faut préciser que les conditions climatiques extrêmes contraignent les apiculteurs au déplacement de leurs ruches pour la transhumance au niveau d’autres régions plus clémentes.

Certains poussent leur quête jusqu’à des zones sahariennes ou situées en montagne. ainsi donc, ces conditions climatiques défavorables ont impacté négativement la période de floraison des arbres et plantes.

Sans oublier les dépenses liées à l’acquisition de matières premières nécessaires pour l’activité apicole, »ce qui implique des frais supplémentaires, qui sont intégrés par la suite dans le prix de vente au détail du miel « , ont-ils soutenu.

Recul du rendement de l’abeille

Autre raison dans la hausse du prix de ce produit très prisé autrefois par les familles, le recul du rendement de la ruche qui ne dépasse pas cinq (5) kg de miel par ruche, contre un rendement estimé entre10 à 15 kg par ruche précédemment, explique un apiculteur des hauteurs de Beni Amrane.

En dépit des prix relativement bas, l’engouement manque à l’appel

Devant cette hausse des prix, les exposants proposent le miel dans des contenants de différents volumes et poids. Un choix est ainsi offert aux consommateurs en vue d’acquérir un pot de de 125 g pour 500 à 800 DA, au lieu d’un kg pour des prix compris dans une fourchette entre 3.500 DA pour le miel de fleurs à 5.000 DA pour celui du jujubier.

Il y’a quelques jours le président de la Coopérative agricole des services spécialisés en apiculture des Issers (Est de Boumerdes), Ali Djemaatene, a exprimé son appréhension à l’égard de l’impact de la concurrence déloyale sur l’avenir des apiculteurs de la wilaya, voire même de tout le pays.

La concurrence déloyale des produits de l’importation 

« La profession est devenue l’otage de la concurrence déloyale, imposée par les produis d’importation, qui sont vendus à des prix bas, comparativement aux produits Algériens.

Dans une déclaration à l’APS, en marge de la cérémonie d’ouverture du Salon national du miel et des produits de la ruche à Boumerdes ,le président de cette coopérative, considérée parmi les plus anciennes à l’échelle nationale, a lancé un appel en vue d’une « intervention des autorités concernées pour organiser le marché et imposer le respect des normes de qualité, en accordant la priorité et des incitations aux produits locaux, comme il est de rigueur de par le monde, faute de quoi, cette profession séculaire est menacée de disparition ».

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