Boumerdes : Camps de tortures :’ Goutier’ : Témoin des sacrifices d’un peuple

goutier
Par Wahab.

 Cinquante huit ans après l’indépendance les vestiges de tortures sont toujours présents , camps de concentrations et centres de tortures réputés durant la période coloniale française, pour être de hauts lieux pour des pratiques barbares portant atteinte aux droits les plus élémentaires de l’humain Algérien de l’époque. « Au nombre d’une quarantaine, ces camps de tortures ont été créés par l’ennemi français durant la période allant de 1955 à 1962, dans plus d’une vingtaine de communes de Boumerdes . A cela s’ajoutent d’innombrables camps de concentration créer  avant 1954.Ajoutant que les lieux d’implantation de ces « camps et centres de tortures, dont la capacité d’accueil allait de 20 à 400 détenus », selon les témoignages de moudjahidines, ayants survécu aux tortures subies en leurs sein, « étaient expressément choisis au niveau des régions réputées pour leur résistance farouche contre le colonialisme français, à travers 22 communes de Boumerdes selon un recoupement d’archives. Souk El Had à l’est u chef lieu de la wilaya abrite  le tristement célèbre camp de tortures, le camp ou « Haouch Goutier »,  témoin  des atrocités commises par l’armée coloniale française contre les Algériens. A l’origine, ses geôles étaient des caves destinées à la conservation et production du vin, selon des témoignages locaux avant d’être transformées, par l’armée coloniale, en cellules d’épouvante, destinées à tous ceux ayant osé porter les armes, contre elle, pour revendiquer leur liberté. Créé en 1956, et s’étendant sur une surface de 5 ha, d’une capacité d’accueil de 200 détenus le site, spécialement sélectionné pour son isolement extrême, a abrité les pires tortures pouvant être perpétrées à l’ égard des algériens,  se rappellent des témoins

Brulures par le feu, ingurgitation d’eau savonneuse, électrocution, torture auditive, planches à clous, étaient le quotidien de tous les détenus. Ce haut lieu de torture  et de concentration était  dirigé par un certain commandant Skerfon, qui était secondé dans sa tache ignoble par le lieutenant Montasse, en plus d’un nombre de Harkis et d’un groupe de parachutistes assurant la surveillance des lieux avancent des témoins d’époque. C’est dans ces geôles,  des « trous » d’à peine un ou deux mètres de long et de large, selon des témoignages  que l’armée française tassait entre un à 4 détenus, voire 8 dans certains cas, au moment où la cour du camp servait d’espace de tortures à ciel ouvert.  Ce centre était doté de trois portes principales, dont une située à l’arrière destinée à l’évacuation des détenus condamnés à mort, qui étaient dirigés vers un Oued mitoyen, où ils étaient exécutés et enterrés. Ce camp de la mort fut fermé à l’annonce du cessez- le feu le 19 mars 1962 On déplore la « non classification du site en dépit de sa haute symbolique».

« Camp Germain » Le camp secret de la torture à la française

Il était situé à environ trois km à l’Est de Legata (Est de Boumerdès). A l’origine, le lieu actuellement appelé « ferme Saifi », était une ferme créée, en 1930, pour la production du vin, avant d’être transformée en juin 1957, en centre de tortures exploité par un bataillon de l’armée française du nom « Dragons ». Ce camp était considéré parmi les plus abjects lieux de tortures mis en place par la France coloniale, « au vu de son emplacement tenu secret et non déclaré auprès de la Croix rouge internationale(CRI) », selon les témoignages vivants de nombre de moudjahidines de la région. Entre 1955 et 1957 des lieux de tortures aussi infâmes les uns que les autres furent créer   à l’exemple de « Haouch El Bouchi », au Nord de la commune de Kharrouba crée en 1957, en pleine période d’intensification des actions de la Révolution algérienne. Ce camp était particulièrement destiné aux militants politiques, dont les femmes et autres moudjahidines. Ou celui d « Ouriacha », au Sud-est de Naciria (Est de Boumerdès) ouvert en 1956. Le camp de « Bastos » créé en 1955 au nord de Bordj Menail (à l’Est), et le camp de « Cortés » (600 à 700 détenus) créé 1956. D’autres témoignages ont cité l’existence de « Houch Errol » (50 détenus) créé à 1956 à Tidjelabine (à l’Est), outre les centres de tortures de « Stora » (70 détenus) créé en 1955 à Kherrouba, et « Gualota » créé en 1956 à Dellys.

 

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