Bouira : la police lance une vaste opération pour déloger les squatteurs de trottoirs

Une vaste opération pour déloger les squatteurs de trottoirs à Bouira, été lancée depuis une semaine par les services de la police, a indiqué mercredi le chargé de la communication de la Sûreté de wilaya, le commissaire de police Samir Toutah.

« Cette opération touche toutes les villes de la wilaya et elle a pour objectif de déloger les squatteurs des trottoirs en ville et pour lutter aussi contre d’autres phénomènes négatifs qui touchent à l’ordre public », a expliqué  le commissaire Toutah. D’ailleurs, et dans le cadre de cette opération, plusieurs commerçants ont été sommés de libérer les trottoirs et la voix publique.

« Plusieurs squatteurs de trottoirs, des vendeurs ambulants et des propriétaires d’étals de fortune ont été délogés », a ajouté le même responsable de police. Le commerce informel a refait surface ces dernières années à Bouira, où les trottoirs et plusieurs voies publiques sont squattés par des commerçants illicites. Ce phénomène provoque souvent de l’anarchie et souvent des accidents de la route dus au rétrécissement de la voie publique. Dans la ville de Bouira, plusieurs commerçants et propriétaires de magasins squattent les trottoirs pour poser leurs marchandises, ce qui perturbe souvent le passage des piétons.

« Cela est un comportement négatif que nous devions éradiquer et imposer un respect strict de l’espace public », a insisté le commissaire Toutah. A la sortie sud-est de la ville, une vingtaine de commerçants de fruits et légumes installent depuis plusieurs mois leurs étals de fortune pour proposer leurs produits aux passants et aux automobilistes empruntant la route nationale N 5 allant vers Bechloul et El Asnam (Est). En plus des désagréments qu’ils causent aux automobilistes, les squatteurs de cette voie sont à l’origine de l’état d’insalubrité qui y règne.

« Beaucoup de commerçants informels vendent ici sans qu’ils ne puissent nettoyer les lieux. Les ordures se sont accumulées depuis des semaines et les résultats sont désolants », a déploré un groupe de citoyens rencontrés sur les lieux. Dans une initiative visant à encadrer ce genre d’activité, le ministère du Commerce avait lancé, il y’a plusieurs mois, une procédure incitant ces commerçants informels à s’inscrire auprès des services du centre nationale du registre du commerce (CNRC) pour créer leurs registres de commerce ambulants.