BNA: la banque est otage de ses propres conditions

bna

La Banque Nationale d’Algérie (BNA) a lancé semaine deux appels d’offres qui ont suscité des interrogations.

Le premier concerne l’achat de 400 micro-ordinateurs portables et PC de bureaux.

La BNA a précisé, dans ce cas, que l’appel d’offres ne s’adresse qu’aux seules entreprises spécialisées dans le domaine des équipements informatiques, dûment agréés par un fabricant de renommée mondiale ou ayant un certificat d’origine algérienne (délivré par la Chambre de Commerce) pour le produit proposé comme étant d’origine algérienne.

Comme la tendance est favorable au produit local, ce sont deux entreprises algériennes seulement qui sont éligibles à cet appel d’offres. Ce sera Condor, leader national de la fabrication des équipements électroniques et informatique, face à son rival public, en l’occurrence, Alfatron, spécialisé dans le montage des produits informatiques.

Idem pour l’achat de 37 véhicules (toutes gammes confondues) et d’un camion remorqueur.

Pour la BNA, seuls les concessionnaires, le fabricant ou l’agent agréé, ayant des qualifications dans le domaine de fabrication ou de commercialisation, sont invités à retirer le cahier des charges de cet appel d’offres.

Depuis l’instauration des mesures restrictives pour l’importation des véhicules et camions, une poignée d’opérateurs a mis la main sur le marché. Car aucun agent agréé n’a le droit d’importer et que seules les usines de montage de véhicules ont le droit à l’importation des « kits ».

De toute évidence, la BNA sera l’otage de ces concessionnaires dont la valeur ajoutée se limite à quelques opérations de serrage de boulons ou de gonflages de pneus.