Blé argentin: le mensonge de l’agence Reuters

C’est finalement un mensonge de l’agence international Reuters qui a induit tous les médias dans l’erreur sur la cas du blé argentin avarié qui était destiné à l’Algérie. Le médias, en reprenant la dépêche de Reuters, ont tous titré sur le refoulement par l’Algérie, du blé avarié en provenance de l’Argentine.

Finalement, il s’avère que le bateau qui devait acheminer le blé vers l’Algérie, n’a jamais quitté l’Argentine. Et la transaction a été annulée avant le départ du bateau vers la destination algérienne.

La société suisse, SGS, mandatée par l’OAIC (Office Algérien Interprofessionnel des Céréales) pour le contrôle de la qualité avant l’embarquement, avait refusé en fait de délivrer les certificats au profit du fournisseur argentin et a aussitôt informé les responsables algériens de la non conformation au cahier des charges de plusieurs lots du blé argentin qui devait être acheminé vers l’Algérie.


La multinationale suisse, SGS est le numéro 1 mondial en matière de contrôle de qualité. Elle est sous contrat avec l’OAIC et effectue, à l’étranger, le contrôle de la qualité des produits céréalier avant leur embarquement vers l’Algérie.


La direction de l’OAIC a donc décidé, jeudi dernier, d’annuler cette commande de 30 mille tonnes et a bloqué le payement qui devait s’effectuer par lettre de crédit.

Le fournisseur est aujourd’hui devant le choix de diriger sa marchandise vers d’autres acheteurs ou tout simplement la décharger du bateau.

LIRE AUSSI Importations algériennes de blé: la France en chute libre

C’est le deuxième cas de refus de chargement de la marchandise destinée à l’Algérie qui s’est produit au cours des 15 dernières années. Il représente un fait rare du fait que les fournisseurs de l’Algérie respectent scrupuleusement les clauses du cahier des charges élaboré par la partie algérienne.

Le premier cas s’est produit en 2010, lorsque la société de contrôle de qualité mandatée par l’OAIC avait constaté qu’une cargaison destinée à l’Algérie, présentait un certain nombre d’anomalies, notamment un taux élevé de grains cassés. La transaction a été aussitôt annulée et la marchandise n’a pu être embarquée vers l’Algérie.

Depuis des années, l’agence de presse Reuters déforme les informations sur l’importation, par l’Algérie, des produits céréaliers en insinuant toujours que c’est la France qui domine le marché algérien. Ce qui est totalement faux et met en péril la crédibilité de cette agence internationale.

Dans sa charte, l’OAIC n’achète pas une origine mais plus tôt une qualité très proche des pays européens, quel que soit le fournisseur. L’OAIC prend toujours le moins disant sur sa short-list des fournisseurs qu’elle consulte à chaque sortie sur le marché international.

L’OAIC est le deuxième acheteur mondial après l’Egypte. Il jouit de fait d’une grande attention de la part des fournisseurs.

LIRE AUSSI Sonatrach: un marché de 52,85 milliards pour Mitidja Gardiennage