Billet: l’heure des choix économiques

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Le pétrole frôle le seuil ridicule de vingt dollars, chronique d’une catastrophe annoncée pour les économies basées sur les ressources fossiles; amené à geler leur outils de production en temps de crise sanitaire et engageant des ressources importantes pour palier aux besoins vitaux des populations.

Une équation très dure, qui commence à l’instant présent et dont on ne connaît pas le fin mot.

Les pays riches annoncent d’ors et déjà, un plan de soutien aux entreprises qui sont au bord du crash bousier, aux PME qui ont du passer en mode hibernation et surtout les équipements et hôpitaux publiques qui vont être dans une situation chaotique.

Ainsi, le worst case que beaucoup de visionnaires n’ont pas pu anticiper, laisse la voix aux complotistes.

Dans notre cas, quelles sont les solutions envisageables à très court terme, à court fermé et à moyens termes?

Un budget établi sur une prévision de cinquante dollars, une dette interne écrasante, suite au recours à la planche à billet, une industrie moribondes, des gestionnaires stoïcisés par les lettres anonymes et les démêlées judiciaires, un système financier très faible, un système fiscale obsolète, des infrastructures publiques très coûteuses à l’entretien, une masse salariale effroyable, un budget retraite excessif, des plans de relances qui sont en phases conceptuelles, des engagements importants et des échéances que le pays devrait respecter.

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Ainsi, le volume des soixante milliard de dollars est insuffisant pour couvrir le très court terme et les perspectives ne sont pas optimistes aux vu des annonces de plusieurs études sérieuses.

Il est louable qu’un comité de crise économique prenne le relais pour préparer les différentes hypothèses et accompagner le premier ministre et le Gouvernement dans sa quête, car hormis l’endettement extérieur, les possibilités s’amenuisent et dans un soft market. Plusieurs économies vont recourir à la dette, ce qui augure d’un service relativement lourd à supporter, notamment si les engagements seront destinés à assouvir les besoins sociaux au lieu d’investissements rentables et capables de réaliser des retours.

Le moyen terme peut être la solution mais la condition sine quinone doit être de revoir de fond en comble, le mode de gouvernance et l’approche socio- économique pour rétablir un semblant de confiance dans le monde des affaires. Et, si on compte sur une reprise par la dépense publiques, c’est que nous allons tout droit à notre défaite qui aura un goût très  dur à supporter.

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