Billet: le monde virtuel qui menace l’humanité

toile

Le monde est justement ce village qui partage les craintes et les inquiétudes plus que la liesse et la joie; une toile qui transporte les mauvaise nouvelles plus vite que les bonnes et qui offre aux avis contraires plus que les avis avisés. Elle offre, en définitive, un parloir à ceux qui ne possèdent pas les exigences requises à la transmission du savoir.

La toile est aussi l’arène des avis divergents, les anti-thèses, les théories du complots, lieu où se dévoile la vérité, la haine et la vindicte, la revanche sur une vie ingrate; lieu ou prospère les rêves les plus fous de célébrité et de vedettariat.

L’internet pour les nuls, ce moyens qui transporte, transpose et exulte les passions et déchaîne les envies ; un usage personnel qui projette un peu de nous, même dans une cyber-sphère qui nous pousse chaque jour à quitter, par petit pas, la réalité vers une virtualité nécessaire à l’émancipation de l’être moderne, l’être omniprésent, omnipotent et omniscient.

Dans son usage public, aucune strate n’est précise pour permettre à tout un chacun de naviguer entre les spectres du savoir et ceux du vice, empruntant des raccourcis, pour gagner sur le chemin du savoir.

Notre Larousse est troqué par Wikipedia, nos passions sont classées suivant un ordre prédictif, nos commentaires sont transposés en sondage et statistique, nos recherches sont étiquetés et revendus, nos rêves secrets trouvent vendeur; un génie présent  dans toute main qui répond au premier clic .

Nul ne peut arrêter le progrès, nul ne peut réduire de son utilité ou de son usage, toutes les leçons du cyber civisme sont éjectées .

Surfer est une expression de liberté, d’idée et d’opinion est un moyen d’évasion et d’épanouissement hautement vital à la société moderne et indissociable des règles de gouvernance, devenues plus restrictives aux décideurs de tout bords; car agissant directement sur la confiance et sur la notoriété, un fond de commerce devenu fragile et précaire face à cette mondialisation de l’image.

Les professeurs sont supplantés par les influenceurs, qui édictent les règles novatrices et modernes et incitent les plus récalcitrants à rejoindre la tendance du moment; les choix sont restreints, ordonnée et édictés par des hotbot, des intelligences artificielless qui nous connaissent profondément et nous administrent en continue, tel un oracle capable de prédire chaque souhait en nous.

Certains nostalgiques tentent de toute leur force d’éviter d’être absorbés par la spirale, sans réelle alternative et, surtout, au risque de se faire dépasser par l’ordre qui prévaut.

En somme, l’histoire retiendra que l’homme créa le cyber monde où tout est possible pour grignoter des parts sur l’olympe.

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